Ma petite amie est une véritable héroïne, toujours là pour moi !

L’Italien Lorenzo Musetti, âgé de 24 ans et classé numéro 5 mondial, a marqué les esprits lors de la dernière saison, en particulier sur terre battue. Il était sur le point de surprendre Novak Djokovic à l’Open d’Australie lorsqu’une blessure au psoas l’a contraint à l’abandon. Après cette interruption, il espère retrouver son rythme à Barcelone, où il a donné des interviews à plusieurs médias, dont le très respecté Mundo Deportivo, avec des manières aussi raffinées que son espagnol.

Un sujet apaisé ?

Le début de la saison avait été prometteur. C’est avec regret que j’ai dû me retirer. Les mois suivants ont été difficiles. Retrouver le rythme n’a pas été facile. À Monte-Carlo, c’était mon premier match en deux mois, et je manquais de repères. Mais je me sens physiquement bien, et nous avons beaucoup travaillé pour atteindre une condition optimale. J’attends avec impatience le tournoi de Barcelone, une ville où j’ai d’agréables souvenirs.

Début avec Martín Landaluce. Carlos Alcaraz, uniquement en finale.

J’espère atteindre la finale. Cependant, le chemin est semé d’embûches, à commencer par Landaluce. De nombreux joueurs peuvent rivaliser en finale avec Carlos, qui reste le favori. Mon objectif est de retrouver la mentalité et le rythme qui m’ont accompagné au début de l’année. C’est là mon principal défi.

Quel est votre état d’esprit ?

Je ne peux pas encore dire. Physiquement, je vais bien, mais je manque de confiance. Je m’entraîne sérieusement, et je suis persuadé que les résultats suivront bientôt.

Vous êtes déjà un joueur parmi les meilleurs sur toutes les surfaces, surtout sur terre. Pensez-vous être une alternative pour Alcaraz et Sinner à Roland-Garros ?

La saison dernière sur terre a été fantastique. J’ai atteint la finale à Monte-Carlo et j’ai joué à un haut niveau à Paris avant ma blessure en demi-finale contre Alcaraz. Si je retrouve mon meilleur niveau, je peux constituer une menace pour n’importe qui.

Envoyez-vous Alcaraz et Sinner sur un piédestal ?

Pas du tout. Je ne pense pas que quiconque soit invincible. Ils sont certainement les plus redoutables, mais il y a toujours une possibilité de victoire. J’espère avoir cette chance.

En 2025, vous avez croisé la route d’Alcaraz à Monte-Carlo, Rome et Roland-Garros. Une revanche en tête ?

Nous avons une bonne relation en dehors du court. Je le connais depuis mes 12 ou 13 ans et nous sommes amis. Je l’admire tant sur le plan sportif que personnel, notamment pour sa mentalité. J’apprécie beaucoup ses valeurs familiales, qui sont rares dans ce sport.

Sur le terrain ? Sur terre battue ?

Sur terre, Carlos est un adversaire redoutable. Mais, oui, j’ai envie de prendre ma revanche. Espérons que mon moment viendra cette année.

Vous êtes resté fidèle à votre entraîneur, Simone Tartarini. Vous avez également intégré José Perlas, un technicien espagnol avec une belle expérience. Que cherchez-vous avec cette collaboration ?

J’entretiens une bonne relation avec José depuis un certain temps déjà. Après quatre mois de travail ensemble, j’apprécie son savoir-faire. Je pense qu’il peut m’aider à me rapprocher de joueurs comme Alcaraz et Sinner, qui sont actuellement légèrement en avance.

Lorenzo Musetti
Lorenzo Musetti, entraînant avec José Perlas au Barcelona Open Banc Sabadell-Trofeo Conde de Godó

Il est intéressant de constater qu’à seulement 24 ans, vous êtes déjà père de deux enfants, ce qui n’est pas courant dans le monde du tennis. Comment gérez-vous cette responsabilité ?

C’est un peu inhabituel, je le reconnais, mais j’aime l’idée d’une famille jeune. Ma petite amie est un véritable soutien et joue un rôle essentiel dans ma carrière. Avoir quelqu’un qui vous encourage est fondamental, non seulement dans la vie personnelle mais aussi sur le court.

Un moment agréable tant sur le plan personnel que pour le tennis italien, qui vit une véritable époque dorée avec de nombreux talents.

Ce que l’Italie vit dans le tennis, nous ne le voyons pas dans le football. La fédération a fait un excellent travail pour promouvoir le sport, surtout depuis l’émergence de Jannik, leader de cette nouvelle ère. Être partie prenante de cette génération est une fierté, et je constate que de nombreux jeunes commencent à s’initier au tennis grâce à ces réussites.

Moment clé du tennis italien
Entretien avec Lorenzo Musetti

Divers styles de jeu cohabitent aujourd’hui. Votre revers à une main est particulièrement élégant, même si la tendance actuelle privilégie le revers à deux mains. Le changeriez-vous ?

À ce stade, je n’envisage pas de changer. Cependant, pour mon fils, j’encouragerai un revers à deux mains. Je pense que le revers à une main est plus beau et spectaculaire, mais le revers à deux mains est, en effet, plus adapté aux exigences du tennis moderne.

Points à retenir

  • Lorenzo Musetti se concentre sur la récupération après sa blessure, avec l’ambition de retrouver son meilleur niveau.
  • Les rivalités au sommet du tennis italien, en particulier avec Alcaraz et Sinner, sont sur le devant de la scène.
  • La passage à un entraînement collaboratif avec José Perlas témoigne de sa volonté d’évoluer.
  • Un regard amusé sur la dynamique familiale dans un sport exigeant comme le tennis.
  • Un patriotisme sportif qui fait rêver les plus jeunes: le tennis italien est en pleine ascension.

En fin de compte, il est fascinant de voir comment des joueurs comme Musetti naviguent à travers les défis d’une carrière si exigeante tout en préservant un équilibre personnel. Ses réflexions sur la rivalité et la camaraderie rappellent que le sport de haut niveau, malgré sa compétitivité féroce, peut encore se doter d’humanité et de valeurs partagées. Dans un monde où les succès se mesurent à l’aune des résultats, n’oublions pas que derrière chaque athlète, il y a une histoire, des combats et, parfois, des rêves de famille.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *