Novak Djokovic a une fois de plus fait preuve de fair-play en venant rapidement en aide à Filip Misolic, tombeur autrichien, après une chute spectaculaire sur le Court Philippe-Chatrier. Alors que le score était de 2-3 dans le deuxième set, le qualifié a glissé sur la terre battue et s’est retrouvé entièrement recouvert d’argile.
Le triple vainqueur de Roland-Garros n’a pas hésité à s’approcher immédiatement pour assister son adversaire, qui avait momentanément cessé le jeu. Ils se sont dirigés vers son banc, où Djokovic a aidé Misolic à se nettoyer avant de reprendre la rencontre.
A ce moment précis, Djokovic venait de faire face à une balle de break dans ce deuxième set, mais il avait aussi créé une occasion favorable, même si cela lui a coûté : Misolic a glissé trop loin sur la terre et est tombé tandis que le Serbe remportait le point, se mettant en position de briser le service adverse.
La priorité immédiate de Djokovic fut toutefois le bien-être de son adversaire, dont le dos et les bras étaient couverts de poussière rouge. Il lui a offert une serviette et a même versé de l’eau sur ses mains pour éliminer la poussière.
Les 15 000 spectateurs présents sur le Court Philippe-Chatrier ont chaleureusement applaudi ce beau geste de sportivité. Remis de sa chute, Misolic est revenu à la ligne de fond pour poursuivre le match, faisant face à une balle de break.
Malgré son souci pour le joueur autrichien, Djokovic s’est immédiatement concentré et a remporté le point suivant, prenant ainsi les devants dans ce deuxième set.
Ce n’était pas la première fois que le public se manifestait ainsi lors de ce match. Programmé en session nocturne à 20h15, soit 45 minutes avant la finale de la Ligue des Champions, les spectateurs suivaient attentivement le score du duel opposant le PSG à l’Inter Milan.
A chaque but marqué par le club parisien, les acclamations et vivats explosèrent dans les gradins. La proximité du Parc des Princes au stade Roland-Garros faisait même retentir les feux d’artifice dès qu’un but tombait.
Cette ambiance électrique ne semblait pas perturber Djokovic ni Misolic, même si le qualifié autrichien avait manifestement plus de mal à s’adapter à la terre battue du court central.
Djokovic avait d’ailleurs exprimé une préférence pour ne pas jouer en soirée ce samedi, espérant pouvoir suivre la finale de la Ligue des Champions : « Ce sera le PSG que je soutiendrai. Je regarderai absolument le match s’il n’y a pas de session nocturne. Ce serait sympa. Pour information, c’est le planning de Roland-Garros… » avait-il confié jeudi.
Mais les organisateurs n’ont pas modifié son horaire, et Djokovic s’est retrouvé en session de nuit. Soucieux sans doute de ne rien manquer du spectacle footballistique, il a conclu son match en 90 minutes sur un score de 6-3, 6-4.
Il a ensuite confirmé sa victoire en trois sets, 6-3, 6-4, 6-2, en un peu plus de deux heures, et devrait désormais affronter Cameron Norrie lundi. Ce dernier avait gagné un duel 100 % britannique face à Jacob Fearnley sur le Court Simonne-Mathieu plus tôt dans la soirée.
Les deux joueurs ont dû composer, dès les premières heures précédant leurs matches, avec l’effervescence liée au match de football : feux d’artifice, klaxons et sirènes de police se sont enchaînés.
Après sa victoire, Norrie a d’ailleurs commenté avec un brin d’humour : « La partie la plus difficile était de gérer les feux d’artifice juste à côté. J’ai hâte de regarder le match. Ce sera un bon spectacle et j’espère que le PSG l’emportera. »
Points à retenir
- Novak Djokovic ne se contente pas d’être un champion sur le court, il est aussi un modèle de sportivité, prêt à prêter main forte à un adversaire en difficulté.
- La terre battue peut parfois jouer des tours aux joueurs, transformant un échange en un véritable numéro de cirque… couvert d’argile.
- L’atmosphère unique de Roland-Garros se mêle parfois à celle d’autres événements parisiens, conférant aux matches une ambiance sonore tout sauf conventionnelle.
- Entre tennis et football, l’attention des sportifs semble partagée, avec une pointe d’ironie : un peu de patience, le spectacle continue !
- La persévérance paye, surtout quand on jongle entre matchs de tennis et feux d’artifice – un talent que seul Paris peut offrir.
En fin de compte, on pourrait presque se demander si le vrai défi est sur le court ou dans la capacité à rester concentré dans une ambiance digne d’un festival. Mais bon, il faut bien que chacun ait son moment de gloire : Djokovic sur la terre battue, et le PSG sur le terrain voisin. Après tout, c’est ce qui rend la vie sportive parisienne si… divertissante, non ? Moi, je prends note – et je prépare mes boules Quies pour le prochain Roland-Garros.