Dominic Stricker s’est incliné à Gstaad après une défaite en deux sets, ce qui l’a contraint à quitter le tournoi dès le tour suivant.
Dominic Stricker
KEYSTONE/Anthony Anex
Jeudi, le match entre Dominic Stricker (ATP 360) et Alexander Schewtschenko (ATP 100) au tournoi de Gstaad a dû être interrompu.
Au moment du stop, le Bernois menait dans le premier set grâce à un break d’avance : 4-3.
Mais lors de la reprise, vendredi en milieu de journée, tout n’a pas repris dans le bon sens pour Stricker.
Il s’est rapidement fait reprendre : à 5-5, puis il a fini par céder le set au tie-break, qu’il a perdu 6-7 (5-7).
Un break trop tôt
Le début du deuxième set n’a pas donné davantage de raisons d’y croire.
Dès sa première occasion, Stricker s’est fait breaker par son adversaire kazakh. Une fois le premier coup encaissé,
il n’a pas réussi à renverser la dynamique. Pire : un second break est venu s’ajouter, et il s’incline finalement 2-6.
Le match est alors terminé, et Stricker sort du tournoi.
Lors des Swiss Open, lundi, le joueur de 23 ans avait pourtant surpris en battant le favori espagnol Jaume Munar (ATP 44).
Contre Schewtschenko aussi, il a tenu longtemps la distance… jusqu’à ce fameux arrêt, qui a clairement perturbé sa trajectoire.
Points à retenir
- Stricker menait dans le premier set au moment de l’interruption, avant de perdre le fil à la reprise.
- Le match a basculé dans le premier set au moment du tie-break, puis la suite a suivi le même scénario.
- Dans le deuxième set, le break encaissé très tôt a rendu le retour beaucoup plus compliqué.
- La victoire contre Munar montrait un Stricker capable de créer des surprises… ce jour-là, le contexte a freiné la mécanique.
- Quand une rencontre se “remet sur pause”, parfois c’est le rythme qui disparaît en premier — et les balles en profitent.
À mes yeux, ce résultat dit surtout une chose : au tennis, on peut être présent longtemps, puis perdre une bataille de détails au moment où il ne faut pas.
Je l’ai vu, et je trouve ça un peu frustrant… mais c’est aussi ça qui rend le sport vivant. Alors oui, je n’épiloguerai pas : Stricker a été battu, et c’est le plus important.
Cela dit, je continuerai à défendre l’idée que les interruptions et leurs conséquences devraient être mieux prises en compte, car elles pèsent vraiment sur le jeu, et pas seulement dans les statistiques.