Pilic « pour toujours notre coach »
Des héros du tennis allemand rendent un hommage émouvant à leur capitaine décédé
18 avril 2026, 18h45

Trois fois, Niki Pilic a mené l’Allemagne à la victoire en Coupe Davis, et sa mémoire demeure vivante même un an après son décès. Ses anciens protégés se réunissent pour lui rendre hommage.
Lors de l’ATP à Munich, le MTTC Iphitos a rendu hommage à Niki Pilic, décédé en septembre. « Pour nous, Niki était plus qu’un coach », a déclaré le directeur du tournoi, Patrik Kühnen, en représailles de ses anciens coéquipiers Boris Becker, Michael Stich, Carl-Uwe Steeb, Eric Jelen et Marc-Kevin Goellner.
Les membres des « glorieux sept » étaient visiblement émus, certains ayant les larmes aux yeux. « Tu resteras toujours notre coach », a conclu Kühnen, 60 ans, dans son discours sur le court central. Pilic avait été le directeur du tournoi ATP à Munich pendant de nombreuses années. Il a conduit l’Allemagne à trois titres en Coupe Davis en 1988, 1989 et 1993. Pilic, décédé à 86 ans, est également connu pour avoir découvert Novak Djokovic.
Kühnen, successeur de Pilic en tant que capitaine de l’équipe allemande, a également loué l’homme qu’il était : « Il nous a fait croire que nous pouvions accomplir de grandes choses. » Avec un sourire, il a ajouté, en s’adressant à Becker et Stich : « Il faut dire que sans Niki, la médaille d’or en double à Barcelone ne serait jamais venue à l’Allemagne ».
En 1992, Becker et Stich furent unis pour les Jeux Olympiques, malgré une aversion mutuelle. À cette époque, Pilic a avoué avoir dû “mentir” dans des discussions individuelles pour maintenir les deux joueurs motivés.
Parfois, il devait transmettre des messages entre les chambres d’hôtel, car les deux joueurs ne souhaitaient pas communiquer directement. Néanmoins, ils remportèrent l’or ensemble. Ils ne sont jamais devenus amis, même après leur carrière.
Points à retenir
- Rappelons que parfois, le coaching ne se limite pas à des stratégies, mais implique aussi des talents de médiation.
- On ne devient pas champion olympique sans un peu de drama, n’est-ce pas ?
- Courage, mesdames et messieurs, même les plus grands joueurs peuvent avoir leurs différends.
- Il n’y a pas que les titres qui comptent ; l’impact d’un coach sur la vie de ses joueurs peut durer bien au-delà des médailles.
Il est fascinant de réfléchir sur la complexité des relations dans le sport. Ces hommes, bien plus que de simples compétiteurs, illustrent à quel point l’émotion et l’humanité demeurent au cœur du succès. Au fond, que reste-t-il après les médailles ? Une histoire, une mémoire, un héritage — telle est la véritable victoire. Engageons-nous à célébrer ces héritages, car souvent, ce sont eux qui forgent l’esprit du sport.