dim. Juil 19th, 2026

Un nouveau permis de voyage bientôt requis pour les Britanniques se rendant en Europe

Contrôle aux frontières à Heathrow
Un nouveau dispositif sera mis en place suite au Brexit
(Crédit image : dmbaker via Getty Images)

Chaque année, de nombreux Britanniques voyagent vers des destinations prisées comme la France, l’Espagne ou encore l’Italie. Cependant, bientôt, ils pourraient se voir refuser l’entrée s’ils ne se munissent pas d’un nouveau document de voyage. Suite au Brexit, tout détenteur d’un passeport britannique souhaitant pénétrer dans l’espace Schengen devra obligatoirement obtenir une autorisation appelée ETIAS (Système Européen d’Information et d’Autorisation de Voyage).

Ce dispositif, voulu par les autorités européennes pour renforcer la sécurité aux frontières de ces 29 pays — dont une grande partie constitue l’Union européenne — a connu plusieurs reports. Selon les dernières informations, le système ne sera pas effectif pour les voyageurs britanniques avant au moins avril 2027.

L’ETIAS devra être obtenu en ligne avant le départ et son coût s’élèvera à 20 euros. Parallèlement, un nouveau système de contrôle des entrées et sorties (EES) sera déployé à partir d’octobre 2024, avec une période transitoire de six mois pour faciliter son adoption progressive par les États membres.

Ce permis sera exigé pour voyager vers et au sein des pays suivants : Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, République tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède et Suisse.

Les voyageurs devront également enregistrer leurs données biométriques (empreintes digitales, photo) à leur arrivée, un procédé qui remplacera le tampon traditionnel apposé sur le passeport.

L’ETIAS sera lié au passeport et valable trois ans ou jusqu’à expiration de celui-ci. En cas de renouvellement du passeport, une nouvelle autorisation devra être demandée.

Disposant d’une autorisation ETIAS valide, le voyageur pourra effectuer des séjours multiples, limitées à 90 jours sur une période de 180 jours. Toutefois, la possession de ce document ne garantit pas automatiquement l’entrée : les autorités frontalières pourront toujours demander des justificatifs complémentaires et refuser l’accès si les critères ne sont pas remplis.

Par ailleurs, la demande d’ETIAS peut être rejetée pour plusieurs raisons, notamment :

  • Absence de passeport valide
  • Non-présentation à une éventuelle convocation pour un entretien
  • Dossier incomplet
  • Considération de risque pour la sécurité
  • Présence d’une alerte dans le Système d’Information Schengen (SIS)

En cas de refus, le voyageur dispose d’un droit de recours.

Points à retenir

  • L’ETIAS est une autorisation de voyage en ligne, distincte du visa, visant à simplifier et sécuriser les contrôles aux frontières.
  • Le dispositif ne sera pas effectif pour les ressortissants britanniques avant 2027, offrant un peu de marge avant que les démarches ne deviennent obligatoires.
  • Un système biométrique nouveau remplacera les traditionnels tampons sur les passeports, histoire de moderniser un peu la routine aux checkpoints.
  • 20 euros, c’est le prix de l’entrée dans ce nouveau club très fermé des voyageurs « autorisés »; pas donné, mais après tout, la sécurité a un coût.
  • Et bien sûr, avoir un ETIAS ne vous garantit pas une entrée automatique : les agents aux frontières gardent tout leur jugement, et peuvent vous poser quelques mauvais jours.

Alors que ce nouveau régime vient s’ajouter aux joyeux casse-têtes post-Brexit, on se demande comment les voyageurs britanniques vont prendre l’écueil administratif supplémentaire. Surtout, cela soulève une question lancinante : avec toutes ces barrières numériques et bureaucratiques, où est passée la fantaisie du voyage spontané ? À force de vouloir renforcer les frontières pour « mieux protéger », on finit par dessiner des labyrinthes où même le Minotaure prendrait peur. Mais bon, qui suis-je pour critiquer ? Après tout, en 2027, j’aurai peut-être moi aussi oublié où se trouve mon passeport, ETIAS ou pas.


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