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Tadej Pogacar représente l’élite du cyclisme de notre époque, et nombreux sont ceux qui s’intéressent à sa vie en dehors des courses, ainsi qu’à ses méthodes d’entraînement. Son coéquipier Florian Vermeersch, qui a passé une année avec le champion du monde au sein de l’équipe UAE Team Emirates – XRG, a partagé quelques aperçus à ce sujet.

« Sur le vélo, Tadej est un véritable prédateur, mais c’est aussi un gars extrêmement détendu et un coéquipier exceptionnel, » a confié Vermeersch à Bahamontes. « C’est ainsi que je l’ai découvert dès nos premières sorties en équipe à Abu Dhabi l’année dernière. Il aime créer une atmosphère conviviale. »

Un des clés des performances de Pogacar réside dans la fidélité de ses coéquipiers, prêts à mettre de côté leurs propres ambitions pour lui offrir leur soutien. Vermeersch évoque notamment une expérience partagée lors de la Strade Bianche de cette année.

« La veille de la Strade Bianche, sur l’initiative de Tadej, nous avons joué au football tous ensemble dans le jardin de l’hôtel. C’était fantastique pour l’esprit d’équipe. Et le lendemain, Tadej a gagné, Tim Wellens a terminé troisième, et j’ai réalisé l’une de mes meilleures courses. C’est la preuve que s’amuser est essentiel. »

Toutefois, en ce qui concerne l’entraînement, le plaisir est souvent mis de côté, surtout lorsqu’on évolue à un si haut niveau. Vermeersch le sait par expérience. « Lors du premier camp d’entraînement, j’étais avec l’équipe des classiques. Tadej, lui, s’entraînait avec l’équipe du Tour. Son groupe roulait deux kilomètres de plus par heure que le nôtre chaque jour, et je pensais déjà qu’on allait assez vite. »

Il a alors compris l’intensité de leur rythme après avoir tenté de les suivre. « Lors de ma préparation pour le Tour de France, j’ai fait deux semaines d’entraînement avec Tadej dans les montagnes de Sierra Nevada et j’ai vu à quel point il s’entraîne de façon impressionnante. » Vermeersch, bien que réserve pour le Tour, a suivi les étapes d’entraînement des athlètes qui allaient remporter la course.

« Un jour, Nils Politt et moi avons essayé de le suivre, même sur du plat. Après vingt minutes, complètement épuisés, nous étions contraints de lâcher prise tandis que Tadej continuait à plaisanter. Son wattage de base est si élevé… »

Points à retenir

  • Pogacar est reconnu pour sa détermination sur le vélo, mais aussi pour sa capacité à tisser des liens au sein de l’équipe.
  • La cohésion d’équipe est essentielle pour les résultats, comme l’a démontré leur sortie footballistique.
  • L’intensité de l’entraînement dans le groupe du Tour est un monde à part, où même les coureurs de classe mondiale se sentent dépassés.
  • La légèreté de l’humour peut coexister avec la rigueur d’un entraînement acharné.

En réfléchissant à tout cela, je ne peux m’empêcher de penser à la manière dont l’humour et le sérieux se conjuguent dans le sport de haut niveau. Peut-être pourrions-nous tous tirer des leçons de cette approche équilibrée, ici où compétition et camaraderie se rencontrent. N’est-ce pas là une belle métaphore de la vie elle-même ? En tant que journaliste engagé, je trouve fascinant d’explorer ces dynamiques qui transcendentalent le sport.


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