mar. Juil 21st, 2026
Adriano Amici dévoile : "J'ai suggéré des billets dans le cyclisme dans les années 80, mais personne ne m'a écouté. Pozzato s'inspire du modèle belge : aujourd'hui, c'est irréalisable !"

Les inscriptions payantes dans le cyclisme : une réflexion d’Adriano Amici

Adriano Amici, président du GS Emilia, intervient sur la question des billets payants dans le cyclisme. Organisateur d’événements comme le Giro dell’Emilia et la Settimana Coppi e Bartali, il a récemment partagé son point de vue avec les journalistes. Cette idée est déjà mise en pratique par Filippo Pozzato avec sa PP Sport Events lors de la Veneto Classic, où l’accès est conditionné par l’achat d’un billet. Un maxischermo, un DJ set et des zones de restauration sont également proposés pour enrichir l’expérience des spectateurs.

Amici a souligné qu’il n’est pas en désaccord avec cette approche, affirmant avoir été l’un des premiers à la promouvoir dans les années 80, même si la Fédération à l’époque n’y avait pas prêté attention. Il se souvient de débats antérieurs sur l’instauration de courses à tarif comme aux Pays-Bas et en Belgique. Malgré ses efforts, l’idée n’a jamais pris d’ampleur en Italie.

« Pour moi, en Italie, c’est compliqué », a-t-il ajouté. « Certains souhaitent reproduire le modèle belge, mais ce n’est pas viable actuellement. Par le passé, j’ai organisé des événements où les billets étaient payants, mais les sponsors jouaient un rôle essentiel dans la rentabilité. »

Il a aussi évoqué les habitudes des fans. Pour lui, la culture du billet est encore absente dans le cyclisme : « Je ne pense pas qu’imposer un prix sur des courses comme le Lombardia ou la Sanremo changerait la situation. Malheureusement, il y a une réticence à hyber les traditionnelles compétitions de vélo, que beaucoup perçoivent encore comme un sport gratuit. »

Amici a révélé une anecdote sur le Giro dell’Emilia, où il a proposé une boîte de dons près de l’entrée de la montée, récoltant quelques 350 euros en une seule journée. Il a souligné qu’il faut un espace approprié et le soutien du public pour envisager de rendre les événements payants.

Concernant l’idée de rassembler une startlist de qualité, il a déclaré : « Si on commence à faire payer, il faut garantir la présence des meilleurs coureurs. Il me semble que sans cela, l’intérêt du public pourrait diminuer. Peu de personnes se pressent dans les stades lorsque le niveau de jeu est faible, ce qui s’applique également aux courses cyclistes. Pourquoi payer pour voir des coureurs moins connus ? »

Points à retenir

  • Adriano Amici prône l’idée des billets payants, mais note la résistance du public.
  • Les sponsors jouent un rôle crucial dans la viabilité de tels événements.
  • Les habitudes des fans nécessitent une éducation au paiement.
  • Il est essentiel d’offrir une expérience améliorée aux spectateurs pour les inciter à payer.
  • La qualité des coureurs présents est déterminante pour le succès d’une course payante.

En tant qu’observateur du monde du cyclisme, il est fascinant d’attirer des spectateurs, surtout quand on envisage des billets payants. J’ai souvent réfléchi à la manière de conjuguer tradition et expérience moderne. Néanmoins, la question demeure : nos passionnés sont-ils prêts à embrasser ce changement ou préfèrent-ils garder le cyclisme comme un spectacle accessible ? Comme journaliste engagé, il est crucial d’explorer ces dimensions tout en respectant l’héritage de ce sport.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *