Tadej Pogačar a suscité de vives spéculations avec le capteur de biceps inhabituel qu’il portait lors de la Strade Bianche. Nous avons élucidé ce mystère.
(Photo : Getty Images)
Mise à jour le 10 mars 2026 à 11h15.
Tadej Pogačar a créé son propre mystère lors de la Strade Bianche, samedi dernier.
Les photos du Roi Pog levant le bras en signe de victoire pour célébrer son quatrième triomphe sur la célèbre place del Campo de Sienne ont enflammé les réseaux sociaux.
Qu’est-ce que cette étrange ombre près de son aisselle ?
Le commentateur Brian Smith, aux côtés des animateurs du podcast Het Nieuwsblad, a rejoint le chœur des interrogateurs du Couch Peloton, intrigués par la protubérance visible sous le maillot usé de Pogačar.
Est-ce un capteur de fréquence cardiaque optique, un nouvel appareil de mesure du lactate, ou peut-être un capteur de température corporelle ?
Ou, horreur absolue, un dispositif de surveillance continue du glucose, absolument interdit ?
Finalement, il s’avère que ce n’est rien de tout cela, ni particulièrement controversé, ni vraiment excitant.
L’équipe UAE Emirates-XRG a confirmé à Velo que ce n’était autre que le bracelet Whoop de Pogačar.
Ces dispositifs de suivi de la variabilité de la fréquence cardiaque se portent habituellement au poignet pour un confort optimal, mais peuvent également être positionnés ailleurs.
Après plusieurs années à ne proposer que le bracelet au poignet, Whoop a mis sur le marché une version pour le biceps, pour ceux qui trouvent le port au poignet inconfortable ou peu fiable.
Pourquoi Pogačar a-t-il choisi le biceps ?
Regardez n’importe quelle course de vélo, et vous verrez de nombreux coureurs d’élite arborant un Whoop au poignet. Ces dispositifs permettent de suivre le sommeil et la variabilité cardiaque, offrant un aperçu unique des efforts, de la fatigue et de la récupération.
Mathieu van der Poel s’est fait le porte-parole de cette marque de technologie portée, tandis que l’équipe EF a établi un partenariat officiel.
L’équipe UAE Emirates-XRG a rejoint le club des HRV cet hiver en s’associant officiellement à Whoop.
Le personnel de l’équipe a confirmé à Velo que de nombreux coureurs utilisent le bracelet pour le biceps depuis quelques mois, privilégiant le confort, la fiabilité et l’aérodynamisme.
La chose curieuse ?
Pogačar a été vu plusieurs fois cet hiver avec son Whoop au poignet. Même le personnel de l’UAE n’a pas pu expliquer pourquoi il a opté pour son biceps lors de la Strade.
Une chose est certaine : ce choix ne peut pas avoir été motivé par une considération aérodynamique. Il suffit de regarder la montre Richard Mille à 300 000 dollars qui pesait sur le bras gauche de Pogačar à Sienne.
Et si c’était un coup de communication, autant dire que nous sommes tous tombés dans le panneau, du début à la fin.
Points à retenir
- Le bracelet Whoop est un outil de suivi de la santé, courant chez les athlètes.
- Il peut être utilisé au biceps pour plus de confort et de fiabilité.
- Pogačar, en dépit de son choix inattendu, n’a pas laissé d’explication claire sur ce changement de position.
- La capacité d’attraction des objets coûteux en sport est indéniable.
En tant que passionné de sport, j’observe ces innovations avec un œil critique. Le monde du cyclisme ne cesse de surprendre, et chaque petit détail, même celui d’un capteur de biceps, peut susciter des réflexions sur notre rapport à la technologie et à la performance. Que penser alors de cette quête incessante de données dans un sport déjà exigeant ? Il est intéressant de garder à l’esprit qu’à force de suivre ces tendances, nous risquons d’oublier l’essence même de la compétition : le geste pur, l’effort authentique. Un questionnement nécessaire pour tous les passionnés que nous sommes.