lun. Juil 20th, 2026
Elia Viviani et la dixième "plaisante" de Vannacci : "La Decima Mas n'a rien à voir". Vers des actions en justice ?

“Ceux qui me connaissent, ainsi que le monde du cyclisme, savent parfaitement ce que signifie ce geste.” Elia Viviani a récemment évoqué une scène emblématique de sa carrière lors des Championnats du monde sur piste à Santiago du Chili. Après avoir décroché la médaille d’or dans la course à élimination, le porte-drapeau des Jeux de Tokyo 2021 a croisé les bras, un acte symbolique signifiant simplement “stop”, clôturant ainsi sa carrière de la plus belle des manières avec une victoire devenue immédiatement légendaire.

Le message controversé de Vannacci

Cependant, le général Roberto Vannacci, eurodéputé de la Lega, a détourné ce geste, en écrivant sur les réseaux sociaux : “Une autre dixième pour l’Italie”, en référence à la Décima Mas. Un sens bien éloigné de celui que Viviani voulait exprimer.

La réaction de Viviani

Viviani a dû clarifier la situation lors d’une interview avec BiciSport : “Quiconque me connaît sait très bien ce que signifie ce geste, il n’est même pas nécessaire de l’expliquer. Concernant ce tweet, j’évaluerai si je dois prendre des mesures dans les jours à venir, étant donné que je viens juste de rentrer de mes vacances.” Cette déclaration vise à protéger son image d’athlète, en veillant à distinguer sa brillante carrière de tout lien avec la politique.

Points à retenir

  • Le geste de Viviani prend toute son ampleur dans le contexte du cyclisme, mais peut être interprété différemment selon le spectateur.
  • La récupération de symboles sportifs pour des agendas politiques n’est pas une nouveauté, et cela suscite souvent de vives réactions.
  • La réponses des sportifs face à de telles manipulations est cruciale pour préserver leur intégrité personnelle.

En somme, cette situation nous rappelle que le sport est souvent le reflet d’enjeux plus larges. En tant que journaliste, je pense qu’il est fondamental que les athlètes conservent le contrôle de leur image, afin de ne pas être utilisés comme des pionniers dans un débat qui ne les concerne pas. La question est : jusqu’où doit-on aller pour se défendre lorsque l’on est pris pour un symbole politique ? Et surtout, à quel prix ?


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