mar. Juil 21st, 2026
CyclingUpToDate.com
En 2024, il a terminé sa saison avec une belle troisième place derrière Tadej Pogacar et Remco Evenepoel lors de l’Il Lombardia. Cette année, il a réitéré cette performance avec une seconde place derrière le Slovène lors du Tour UAE et de Liège-Bastogne-Liège, sans oublier sa victoire à la Clàsica San Sebastián, sa sixième place au championnat du monde de Kigali, ainsi que ses victoires d’étape au Tour des Alpes et à la Vuelta a Burgos. Il s’est donc offert une année particulièrement réussie, peut-être la meilleure de sa carrière. Tout cela pour un coureur qui a déjà remporté le classement KOM au Giro d’Italia et au Tour de France, ainsi que d’autres victoires notables.

Pourtant, dans les Grands Tours, cela n’a pas vraiment fonctionné. Ciccone a terminé 9 fois sur les 15 qu’il a entrepris, sans jamais parvenir à intégrer le Top 10. Lors du Tour de 2024, il a montré une belle prestation en visant le général, mais a juste raté le Top 10 dans ce qui était une des compétitions les plus serrées du cyclisme moderne. Un 11ème place dans un Grand Tour, c’est peu pour un coureur de son calibre.

Cette année, ses ambitions étaient élevées pour le Giro d’Italia. Mais comme souvent, entre les maladies, la fatigue, et parfois une chute, quelque chose vient toujours perturber ses plans. Cela s’est produit lors de la 14ème étape, alors qu’il se maintenait à la 7ème place. “Il y a eu la chute à Gorizia au Giro, qui m’a contraint à abandonner juste avant les grandes montagnes, alors que j’étais sûr de bien performer.”

Après sa victoire à la Clàsica San Sebastián et une belle étape à la Vuelta a Burgos, il a débuté la Vuelta a España en étant l’un des trois principaux candidats au podium avec Jonas Vingegaard et João Almeida (qui ont d’ailleurs répondu aux attentes avec une première et une deuxième place au général). Il a démarré la course en force, mais a commencé à faiblir au fil des étapes. Lors de la 14ème étape vers La Farrapona, il a craqué et a chuté au général, terminant 18ème. Cette fois, c’était une infection qui a persisté et entravé sa performance lors de la deuxième semaine.
Ces événements amènent Ciccone à revoir ses ambitions concernant les Grands Tours, bien qu’il ait encore le potentiel d’améliorer ses précédents résultats. Avec Juan Ayuso rejoignant Lidl-Trek et Mattias Skjelmose, la pression est en quelque sorte levée pour l’Italien. Ciccone confirme qu’il soutiendra les deux coureurs dans leurs objectifs de Grand Tour en 2026 :

“En 2026, je participerai au Giro d’Italia et au Tour de France, mais je déclare dès maintenant que, quel que soit le classement que j’entreprends, je ne lutterai plus pour le général,” explique-t-il. “Mon objectif sera de gagner des étapes et de faire ce que je fais le mieux : attaquer même de loin et remporter les grandes étapes. Je veux également porter le maillot rose, mais maintenant, je souhaite retrouver le plaisir des courses et m’amuser.”

Points à retenir

  • Des performances solides, mais des accidents de parcours récurrents.
  • Les Grands Tours, un défi persistant pour Ciccone.
  • Un changement d’orientation vers la victoire d’étapes plutôt que le classement général.
  • Pression réduite avec l’arrivée de nouveaux talents dans l’équipe.

En somme, il est fascinant de voir comment un coureur peut naviguer entre ambitions fragiles et succès indéniables. Ne dit-on pas que le cyclisme est un sport de patience ? Je me demande si cette quête de plaisir dans la compétition n’est pas finalement ce qui rend ces athlètes si attachants. Peut-être qu’il est temps de redéfinir le succès sur deux roues.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *