Le cycliste danois Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) a remporté ce dimanche la 84e édition de Paris-Nice, après avoir su défendre son avance lors de la huitième et dernière étape, couvrant 129,2 kilomètres avec un départ et une arrivée à Nice. Il a réussi à devancer le français Lenny Martínez (Bahrain-Victorious). Un an après avoir dû abandonner à cause d’une chute sévère, Vingegaard a enfin triomphé, augmentant son écart avec le Colombien Dani Martínez (Red Bull-Bora-Hansgrohe) de 3 minutes 22 secondes à 4 minutes 23 secondes. C’est la plus grande différence entre le vainqueur et le deuxième depuis 1939, et la quatrième dans l’histoire de la course. Le Sud-Américain a donc terminé à la deuxième place. L’Allemand Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost) a complété le podium à 6 minutes 7 secondes.
Les Espagnols Marc Soler (UAE Team Emirates-XRG) et Ion Izagirre (Cofidis) ont terminé dans le « Top 10 », se classant respectivement sixième et septième, à 9 minutes 9 secondes et 9 minutes 19 secondes du vainqueur. Fabio Van den Bossche (Soudal Quick-Step), Benjamin Thomas (Cofidis), Matteo Trentin (Tudor), Alexandre Delettre (TotalEnergies) et Tim Marsman (Alpecin-Premier Tech) ont animé la première échappée au neuvième kilomètre, sans jamais dépasser 1 minute 15 secondes d’avance avant de perdre le rythme en approchant de la Col de la Porte.
Les échappés ont été rejoints avant le monté, avec Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) prenant la tête, précédant Soler, qui fut rapidement rattrapé par le peloton en descente. Le Français a commencé la montée de la Côte de Châteauneuf-Villevieille avec 45 secondes d’avance, alors que l’équipe INEOS Grenadiers était à l’œuvre. Dani Martínez a subi une chute causée par un coéquipier, mais a pu reprendre la course avec 1 minute 30 secondes de retard sur ses rivaux. INEOS Grenadiers et Visma ont poursuivi leur rythme, mettant la main sur Paret-Peintre avant le dernier sommet.
Le Belge Victor Campenaerts (Visma-Lease a Bike) a attaqué 21 kilomètres avant l’arrivée pour ouvrir la voie à Vingegaard. Lenny Martínez a réussi à suivre le rythme du Danois jusqu’au sommet, à 18,5 kilomètres de la ligne d’arrivée. Les deux coureurs ont collaboré jusqu’au dernier kilomètre, où le Français a tenté son ultime coup pour s’octroyer la victoire dans cette dernière étape.
Points à retenir
- Vingegaard a fait preuve de résilience après sa chute l’année précédente.
- La différence de temps entre le vainqueur et le deuxième est un record impressionnant, mais que dire des excuses des autres coureurs ?
- Les échappées sont souvent plus spectaculaires qu’efficaces, n’est-ce pas ?
- Dani Martínez a dû faire face à des imprévus, encore une leçon sur la fragilité de cet art qu’est la course.
En observant ce spectacle, je me demande si le cyclisme n’est pas une métaphore de la vie elle-même : il faut savoir encaisser les coups, faire preuve de cohésion et parfois, simplement avoir de la chance. Peut-être est-ce là où réside toute la beauté de ce sport : le mélange d’habileté, de stratégie, et d’un brin de chance. Sommes-nous finalement tous comme ces coureurs, cherchant à naviguer les cols et les descentes de notre propre parcours ? Un sujet de réflexion pour tous.