Le Court après la chute de Niewiadoma : « J’espère qu’elle va bien »
« Je suis passée très près. J’ai voulu éviter de passer par-dessus la barrière de sécurité, mais j’ai heurté Kasia et je suis tombée sur elle », a partagé Le Court. Mais ce n’était pas encore fini. « Puis d’autres sont également tombées sur nous », a-t-elle ajouté.
La cycliste polonaise, en tête de la course, a subi une chute violente dans un virage rapide. Au total, dix coureuses se sont retrouvées au sol.
Margaux Vigié et Debora Silvestri n’ont pas pu éviter la barrière et ont chuté dans un dénivelé. La Française s’est rapidement relevée et a terminé la course à la 77e place.
Quant à Silvestri, son équipe Laboral Kutxa-Fundación Euskadi a confirmé qu’elle a été soignée aux urgences et est dans un état stable. Plus tard, on a appris qu’elle avait cinq côtes fracturées et une fissure à l’épaule, et qu’elle passerait la nuit à l’hôpital.
Sur Instagram, Silvestri a remercié pour les nombreux messages de soutien : « C’est le moment de récupérer. Ne vous inquiétez pas, je reviendrai. »
Le Court tire un trait sur la course : « Nous lutterons une autre fois »
Niewiadoma a été plus gravement touchée. Âgée de 31 ans, elle a dû rester un moment à terre, blessée, avant de se retrouver assise contre la barrière. Le Court est immédiatement allée vérifier si elle allait bien. « Je savais que ma course était finie. Je suis allée voir Kasia, elle ne semblait pas bien. J’espère qu’elle s’en sortira », a-t-elle expliqué.
Le Court a finalement continué la course, finissant à la 99e place avec un retard de 7 minutes et 34 secondes. Une performance qui aurait pu être bien meilleure pour une ancienne 5e au classement.
« Je me sentais bien. J’ai bien répondu aux attaques dans le Cipressa, et j’attendais juste le bon moment pour attaquer au Poggio. Mais voilà, c’est le cyclisme », a-t-elle déclaré, légèrement déçue. « Je n’ai pas pu montrer ce dont j’étais capable. Nous aurons d’autres occasions de lutter. »
Points à retenir
- Les chutes en course peuvent être spectaculaires, mais elles rappellent que le vélo est un sport risqué.
- Une blessure ne signifie pas la fin, comme le démontre déjà la détermination de Silvestri.
- Le cyclisme est tout autant une question de stratégie que de force physique, la gestion des imprévus est essentielle.
- La solidarité entre coureuses, même en pleine compétition, reste une valeur fondamentale du sport.
- On se demande, au fond, combien d’autres athlètes ont des histoires similaires à raconter.
En tant que journaliste engagé, je ne peux m’empêcher de réfléchir à ces moments où la passion du sport se heurte à la dure réalité des accidents. La résilience des athlètes, malgré les obstacles, soulève des questions sur la nature même de la compétition. Le cyclisme nous rappelle sans cesse que, derrière chaque victoire, se cachent des défis souvent invisibles. Que doit-on changer pour garantir la sécurité tout en préservant l’intensité de la compétition ?