ven. Juin 19th, 2026
The Gran Fondo doping curse strikes again: 41-year-old amateur cyclist tests positive for steroids after Masters world championship win

Le monde parfois trouble du cyclisme amateur a récemment été secoué par un nouveau scandale de dopage. Cette semaine, l’UCI a suspendu provisoirement Matthew Clark, un champion du monde de Gran Fondo Masters, suite à un test positif présumé aux stéroïdes anabolisants.

Selon la liste des violations des règles antidopage publiée par l’UCI, ce cycliste américain a révélé un échantillon positif pour un stéroïde androgène anabolisant non spécifié le 16 octobre 2025.

Ce contrôle positif a eu lieu immédiatement après sa victoire dans la catégorie d’âge des 40 à 44 ans lors des championnats du monde de contre-la-montre Gran Fondo de l’UCI à Lorne, en Australie. Clark a parcouru les 22,9 km le long de la Great Ocean Road en 30 minutes et 20 secondes, avec une moyenne de 44,9 km/h, devançant le Néo-Zélandais Kyle Gray de 30 secondes pour remporter le maillot arc-en-ciel. Il a terminé troisième au classement général parmi 255 coureurs toutes catégories confondues.


Matt Clark remporte le titre mondial Gran Fondo 40-44 ans en 2025, avant le test de dopage positifMatt Clark remporte le titre mondial Gran Fondo 40-44 ans en 2025, avant le test de dopage positif (crédit : Hive Bicycle Shop)

Âgé de 41 ans et originaire de North Salt Lake City dans l’Utah, Clark avait également remporté la course sur route nationale américaine dans la même catégorie plus tôt cet été, ajoutant une médaille d’argent au contre-la-montre tout en représentant l’équipe Ascent Cycling p/b Guthrie Bicycle.

Ses performances en 2025 lui ont valu une place pour cette saison dans l’équipe Kanberra p/b Five & 20, une équipe Masters participant à des courses nationales aux États-Unis. Il avait déjà couru pour cette formation en tant qu’invité lors d’une course d’étapes en août.

La suspension de Clark est pour l’instant provisoire. Selon l’Association cycliste de l’Utah, il semblerait qu’il conteste la décision devant le Tribunal antidopage de l’UCI, et potentiellement devant le Tribunal arbitral du sport. Si le test positif est confirmé, il pourrait écoper d’une suspension d’au moins deux ans et perdre son titre mondial.

« Nous sommes au courant des allégations et de l’affaire judiciaire en cours concernant cet athlète », a déclaré l’Association cycliste de l’Utah dans un communiqué. « Évidemment, l’Association cycliste de l’Utah ne cautionne pas le dopage et nous restons engagés envers toutes les règles et règlements de l’USAC. »

Kanberra p/b Five & 20 a également exprimé son soutien à la décision de l’UCI de suspendre provisoirement leur nouvel athlète, en soulignant sa politique de tolérance zéro en matière de dopage.


Matt Clark remporte le titre mondial Gran Fondo 40-44 ans en 2025, avant le test de dopage positifMatt Clark remporte le titre mondial Gran Fondo 40-44 ans en 2025, avant le test de dopage positif (crédit : Hive Bicycle Shop)

Clark n’est pas le premier coureur de Gran Fondo à se heurter aux autorités antidopage. Dans un milieu où les contrôles sont sporadiques et principalement réservés aux plus grands événements, les participants ne sont pas soumis aux mêmes exigences que dans le peloton professionnel.

En mai 2024, l’ancien cycliste professionnel Nicola Genovese a été suspendu après un test positif à l’EPO, après avoir signé plusieurs victoires éclatantes lors de Gran Fondos italiens. Sa carrière précédente, au niveau continental, l’a vu concourir aux côtés de noms plus prestigieux.

Ce phénomène ne se limite pas aux stéroïdes, car le monde du cyclisme amateur a également été entaché par des cas de dopage mécanique. En 2024, un ancien acteur de films cyclistes a été accusé de motor doping lors d’une course en France.

Points à retenir

  • Les contrôles antidopage dans le cyclisme amateur semblent se concentrer principalement sur les grandes compétitions.
  • Les athlètes amateurs ne sont pas soumis aux mêmes exigences de tests que leurs homologues professionnels.
  • Le dopage reste un sujet délicat dans le monde du cyclisme, incitant à des discussions sur l’éthique sportive.
  • Les équipes soutiennent activement les décisions antidopage, affichant une politique de tolérance zéro.
  • De nombreux amateurs peuvent être tentés d’utiliser des substances interdites pour surpasser la concurrence.

En tant que passionné de cyclisme, il est difficile de ne pas ressentir un mélange de frustration et de curiosité face à ces sujets. Qu’est-ce qui pousse certains cyclistes à franchir cette ligne, alors même que l’esprit du sport amateur est censé se fonder sur la passion et l’engagement ? Loin des projecteurs des grandes compétitions, une question reste en suspens : où se situe la frontière entre l’ambition personnelle et l’intégrité du sport ? Ce sujet mérite d’être exploré davantage, et en tant que journaliste engagé, je suis convaincu que chaque voix compte dans cette conversation nécessaire.


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