La Vuelta a España a déjà posé ses valises à Albacete. Depuis ce lundi, camions, bus, véhicules d’assistance et voitures d’équipe occupent plusieurs points de la capitale, choisie par plusieurs formations comme base durant le premier jour de repos de la course espagnole.
Les images captées dans la matinée du lundi 31 août montrent l’ampleur du dispositif qui accompagne le peloton pendant les trois semaines de compétition. À proximité de l’hôtel Universidad de Albacete, on retrouve notamment les véhicules du Decathlon CMA CGM Team, équipe parmi les plus présentes dans l’actualité de cette Vuelta, ainsi que ceux du Groupama-FDJ United.

Des bus prêts pour les coureurs, de gros camions de matériel, des voitures d’équipe et des véhicules auxiliaires ont transformé, pendant quelques heures, l’environnement autour de l’établissement hôtelier. Une scène assez inhabituelle à Albacete, mais qui confirme que la capitale vit déjà pleinement l’arrivée de l’une des grandes épreuves sportives internationales.

Un jour sans course, mais pas sans travail
Ce lundi, il n’y a pas de compétition. Le calendrier officiel de La Vuelta fixe en effet le 31 août comme premier jour de repos, après neuf journées de course, avant d’attaquer ce mardi la deuxième semaine.
Pour les coureurs, ce temps sert d’abord à récupérer. Mais un jour de repos sur une grande tournée ne veut pas dire arrêt complet. Les équipes en profitent pour enchaîner les entraînements légers, les séances de récupération, les massages, tout en réalisant les réglages et le travail mécanique sur les vélos. Et évidemment, il faut aussi préparer la logistique avant l’étape suivante.
À Albacete, l’équipe Decathlon CMA CGM a clairement quelque chose à défendre. Le coureur Felix Gall arrive au repos installé à la troisième place du classement général, à 1 minute et 39 secondes d’Enric Mas. Le coureur du Movistar s’est imposé ce dimanche sur l’Alto de Aitana, renforçant son leadership avant que la course ne prenne la direction d’Albacete.
On peut aussi voir dans la ville le Groupama-FDJ United, formation française au riche passé, engagée avec huit coureurs : Guillaume Martin, Valentin Madouas et Rudy Molard, entre autres.
Une étape entièrement en province d’Albacete
Ce repos fait office de recharge avant une journée particulièrement importante pour la province. La Vuelta reprendra ce mardi 1er septembre avec la dixième étape : départ à Alcaraz et arrivée à Elche de la Sierra, sur 184,7 kilomètres.
Le parcours se déroulera entièrement en province d’Albacete. Le départ neutralisé est fixé à 12 h 45. Ensuite, les coureurs évolueront sur une grande partie de la Sierra avant de passer par Hellín, puis de revenir vers Elche de la Sierra.
Le peloton passera notamment par Salobre, Riópar, Aýna, Hellín, Isso, Socovos et Férez, sans oublier les petites communes et hameaux du territoire, qui auront l’occasion de voir de près les vedettes du cyclisme.
Trois ports avant Elche de la Sierra
L’organisation décrit l’étape comme ondulée et prévoit trois ascensions comptant au classement, toutes classées en troisième catégorie.
Première difficulté : le Puerto del Peralejo (5,2 km à 4,3 %). Puis le Puerto de Aýna (7,7 km à 4 %). Enfin, le Puerto de Socovos avec 9,7 km d’ascension à 3,5 %, sommet à un peu plus de 20 kilomètres de la ligne.
Le passage par Hellín est attendu environ entre 15 h 51 et 16 h 09, selon la vitesse du peloton. L’arrivée à Elche de la Sierra est programmée l’après-midi, autour de 17 h 17 pour la prévision centrale.
Avant tout cela, Albacete vit ce lundi une scène peu commune : les grands bus et camions de la Vuelta sont déjà rangés, et certains des meilleurs coureurs profitent du repos en ville. Demain, la course reprendra depuis les hôtels et retrouvera la route pour faire de la province le véritable centre de gravité de cette Vuelta.
Points à retenir
- Albacete sert de base pendant le premier jour de repos, avec une installation d’équipe visible dès la matinée.
- Le lundi ne signifie pas « off » : entraînements légers, récup’, réglages mécaniques et organisation de l’étape suivante rythment la journée.
- Felix Gall pointe à la 3e place du classement général à 1 min 39 s d’Enric Mas — et ce n’est pas le genre d’écart qui se dissipe tout seul.
- Le mardi 1er septembre, la dixième étape relie Alcaraz à Elche de la Sierra sur 184,7 km, sans quitter la province.
- Trois ports de 3e catégorie au menu : ce n’est pas la montagne la plus dramatique, mais avec les kilomètres, ça peut vite compter.
Pour moi, le plus intéressant dans ce genre de jour de repos, c’est qu’on voit la course autrement : moins d’images de sprint, plus de logistique, de détails et de « préparation invisible ». Et quand ça se termine, la route repart, et là on comprend que tout ce temps sert à quelque chose. En tant que journaliste, je trouve ça important de regarder au-delà du podium : derrière chaque étape, il y a un territoire, une organisation et des équipes qui mettent la forme au service de la performance… et ça mérite qu’on en parle avec attention.