Manuele Tarozzi : Le virus de Pellizzari ? Une partie de l'équipe malade après Potenza. Fuir, c'est déjà gagner à moitié !

Manuele Tarozzi a été l’invité de la dernière émission de Bike Today diffusée sur la chaîne YouTube d’OA Sport. Le coureur de la Bardiani CSF 7 Saber, professionnel depuis 2022, revient de sa participation au Giro d’Italie où il a su briller aux côtés de son équipe.

Le cycliste originaire de la Romagne a commencé son analyse de la Corsa Rosa en abordant le thème des échappées : “Lors des premières étapes en Bulgarie, il était assez facile de s’échapper, mais en arrivant en Italie, il fallait vraiment un esprit de compétition pour devancer le peloton. Je pense que le cyclisme a évolué ces dernières années, car plus de la moitié des coureurs se retrouvent dans l’obligation d’échapper pour tenter de gagner. Être en échappée est déjà une victoire en soi.”

Tarozzi a ensuite évoqué la tactique de l’équipe : “Nous savions qu’il fallait être présents dans chaque échappée pour profiter de la bonne occasion. Marcellusi a réussi à le faire, mais n’a pas pu obtenir la victoire. Nous n’avons pas de regrets majeurs sur notre performance.”

Comme souvent, la présence des motos de la caravane a suscité des controverses, certains affirmant qu’elles favorisent les échappés : “Je pense qu’on accuse ces motos davantage pour se trouver une excuse que pour leur véritable rôle.”

Concernant la sécurité, la dernière étape à Naples a laissé des séquelles, avec une arrivée sous la pluie jugée dangereuse : “Avec le soleil, tout aurait été différent, mais sous la pluie, les pavés deviennent risqués. Heureusement, je n’avais pas à sprinter. À Milan ? La neutralisation n’était pas juste due à la dangerosité, mais parce qu’il y avait beaucoup de fatigue dans le peloton.”

Le Giro d’Italia a été remporté par Vingegaard : “Sa victoire était presque prévisible, car le seul capable de le battre est Pogacar. J’espérais en Pellizzari, mais il n’a pas pu suivre. Pour le reste, nous avons assisté à une belle bataille pour le podium.”

Pellizzari, un autre coureur prometteur, n’a pas été à la hauteur des attentes : “Il a été question d’un virus, et je peux vous assurer qu’il a touché plusieurs d’entre nous. À Potenza, cette étape sous la pluie a laissé au moins la moitié du peloton malade, ce qui a pu influencer sa performance.”

Pourquoi les résultats de Pellizzari n’ont-ils pas été à la hauteur des attentes ? “La pression est différente selon que l’on part comme capitaine ou comme équipier. Physiquement, il était là, mais mentalement, cela a pu être plus compliqué. Je ne sais pas comment cela se passe chez Red Bull, mais lorsque nous roulions ensemble, l’atmosphère était différente.”

Un coureur qui a fait forte impression cette saison est Fiorelli :

Quelles sont les prochaines étapes pour Tarozzi ? “Désormais, je vais me concentrer sur les Championnats Italiens, qui promettent d’être très compétitifs, puis nous verrons pour le reste de la saison.”

Points à retenir

  • Les échappées au Giro sont devenues un véritable défi, souvent synonyme de compétition intense.
  • La tactique d’équipe est essentielle pour saisir les bonnes occasions, même si les résultats ne sont pas toujours à la hauteur.
  • Les motos accompagnant la course continuent de susciter des débats, pas toujours fondés.
  • La performance de Pellizzari soulève des questions sur la pression mentale du cyclisme de haut niveau.
  • Les Championnats Italiens s’annoncent comme un véritable combat, promettant du suspense.

Au final, la complexité du cyclisme et ses défis montrent à quel point il est plus qu’un simple sport. Personnellement, je me demande si la pression pour performer ne finit pas par écraser certains talents. Quel équilibre peut-on trouver entre compétitivité et bien-être mental dans ce milieu? Un questionnement crucial, n’est-ce pas?


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