jeu. Août 27th, 2026
Pogacar à nouveau en force : le Slovène bat Mas au sprint et consolide son avance

Pogacar fait le spectacle en pente… mais cette fois, l’Espagnol s’accroche jusqu’au bout

Encore Tadej Pogacar à la Vuelta, mais avec un scénario légèrement différent de ses habitudes. Le Slovène de 27 ans, sous les couleurs de l’UAE-Xrg, a remporté la 6e étape du Giro espagnol (Vuelta d’Espagne n° 81) sur 178 kilomètres, d’Alcossebre à Castelló. Résultat : il consolide son maillot de leader au classement général, même si, cette fois, personne n’a vraiment lâché prise en montée.

Sur la dernière difficulté du jour, le Puerto del Bartolo (avec 2 km de chemin de terre), Pogacar a bien distancé tout le monde. Enric Mas, lui, a fait preuve de bonnes jambes : il a réussi à revenir sous le GPM. Puis la descente a réservé une petite frayeur à Pogacar, avec un hors-piste. Finalement, tout se règle en sprint, avec le même scénario qu’en 2022 sur le Lombardie : Pogacar premier, Mas second.

Côté statistiques, Pogacar continue d’accumuler les chiffres qui laissent sans voix : 130 victoires en carrière, dont 3 sur cette Vuelta en cours (et même 5 sur 6 étapes, puisque l’une a été annulée). Et après l’arrivée, belle image : une poignée de main entre les deux protagonistes. Au classement général, Mas occupe la 2e place à 3’34” de Pogacar, devant Roglič et le reste du peloton.

Le programme

La Vuelta se terminera dimanche 13 septembre à Grenade (le week-end de Madrid est déjà pris par le GP de Formule 1). Vendredi, place à la 7e étape : arrivée en côte depuis Aramón Valdelinares, après 150 kilomètres. Deux jours de repos sont prévus : lundi 31 août et lundi 7 septembre.

Points à retenir

  • La montagne a bien souri à Pogacar, mais le Puerto del Bartolo n’a pas offert l’habituelle “sortie de route du suspense” : Mas a résisté et a su recoller au bon moment.
  • La descente a rappelé une chose simple : même quand tout semble sous contrôle, le vélo peut décider de vous tester un peu.
  • Le sprint final confirme une tendance : Pogacar peut gagner sans forcément faire exploser la course de façon spectaculaire sur chaque sommet.
  • Avec déjà plusieurs jours et plusieurs étapes derrière, l’écart au général garde une vraie saveur… et une vraie pression pour la suite.

Au fond, ce qui me marque dans cette Vuelta, c’est que Pogacar avance, oui, mais qu’il ne roule pas “en mode automatique” comme on pourrait s’y attendre. Et quand Mas tient encore le rythme, la course devient enfin intéressante autrement qu’en comptant les longueurs d’avance. En tant que journaliste, je trouve ça important : le sport, ce n’est pas seulement gagner, c’est aussi empêcher les autres de lâcher—et aujourd’hui, l’Espagne a montré qu’elle pouvait gêner sérieusement. À suivre, parce que le suspense, lui, n’a pas encore dit son dernier mot.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *