jeu. Août 20th, 2026
Pour Contador, c’est officiel : Pogacar va gagner la Vuelta, personne ne peut le battre

La Vuelta, qui débute ce samedi, attire cette année une attention particulière. La raison ? Le départ de Tadej Pogacar, annoncé comme l’homme qui, selon le triple vainqueur de l’épreuve Alberto Contador, pourrait bien emporter le Tour d’Espagne dans une démonstration de force.

Alberto Contador, trois fois sacré sur la Vuelta, est convaincu que le Slovène terminera l’édition le 13 septembre à Grenade avec le maillot rouge.

« Tout dépend de lui et de s’il rencontre des problèmes. Mais pour le moment, je ne vois personne capable de le battre », a confié l’ancien coureur dans une interview accordée à AS, à la veille de la dernière grande course par étapes de la saison.

Cette année, Pogacar ne participera à la Vuelta que pour la deuxième fois. En 2019, alors qu’il découvrait l’épreuve, il avait fini troisième dès sa première expérience. Et désormais, d’après Contador, tout semble indiquer que le « dominant » slovène pourrait enfin s’emparer de la fameuse « Triple Couronne », c’est-à-dire les victoires au classement général du Giro, du Tour et de la Vuelta.

Des alliances contre Pogacar ? Contador n’y croit pas

En temps normal, personne ne serait en mesure de mettre en difficulté le capitaine de l’UAE au moment de la conquête du maillot rouge, affirme Contador. « Pour les victoires d’étape, je m’attends à un grand spectacle, avec quelques coureurs capables de le challenger, comme Van Aert ou Pedersen. »

De son côté, Pogacar ne semble pas croire à l’idée que plusieurs équipes se coalisent pour enfin le faire tomber. « Je ne crois pas aux alliances. Et je n’y ai jamais cru. À la fin, chacun défend ses sponsors, ses couleurs et son équipe. Donc je ne vois pas pourquoi une alliance se formerait. »

Contador : pourquoi Pogacar serait “mieux” que Merckx

Sur la place de Pogacar dans l’histoire du cyclisme, Contador a tranché. « Pour moi, c’est le meilleur coureur de l’histoire. »

Bien sûr, Eddy Merckx a encore (pour l’instant) plus de victoires au compteur, reconnaît Contador. Mais son avis repose surtout sur « la supériorité pure » avec laquelle Pogacar gagne.

Pour le Espagnol, il existe plusieurs façons de gagner. « Mais parce qu’il bat ses adversaires avec une telle avance dans un monde du vélo devenu très professionnalisé, je choisis Tadej Pogacar comme le meilleur de l’histoire. »

Points à retenir

  • Pogacar ne revient que pour la deuxième fois sur la Vuelta, après un premier passage réussi (troisième en 2019).
  • Contador mise sur un scénario où les étapes devraient offrir du spectacle, même si le classement général semble compliqué à concurrencer.
  • L’idée d’« alliances » pour contrer Pogacar n’emballe ni le coureur, ni son entourage : chacun joue d’abord pour ses objectifs propres.
  • La comparaison avec les légendes (Merckx en tête) repose moins sur le nombre de victoires que sur l’écart affiché dans les courses.

Au fond, ce qui me frappe dans cette histoire, c’est la façon dont on parle de Pogacar comme s’il fallait déjà préparer les applaudissements… avant même que la course n’ait vraiment déroulé. Et moi, je trouve ça stimulant : parce que s’il y a bien un moment où les “invincibles” peuvent être bousculés, c’est quand le peloton, la tactique et le hasard s’emmêlent dans la même journée. Alors, j’espère qu’on verra des équipes oser, des coureurs se battre sans calcul excessif, et que la Vuelta rappelera que le cyclisme, même quand il est dominé, reste avant tout une compétition humaine — et donc politique, au sens noble : celle de l’action et du courage.


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