Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) a récemment suscité des interrogations lors de sa révélation concernant une douleur au genou, qui, pendant le Tour de France, l’a amené à “douter de sa capacité à continuer”. Son coéquipier Tim Wellens a assuré que la situation était réellement préoccupante pour le champion du monde lors de la dernière semaine de course.
« Le jour après l’étape du Mont Ventoux, j’ai eu des problèmes de genou et j’ai commencé à douter de ma capacité à continuer, de savoir si je pourrais supporter l’étape reine », a confié Pogačar dans une interview.
Dans une interview approfondie accordée au quotidien français L’Équipe, Wellens a expliqué comment Pogačar lui avait fait part de sa blessure, ainsi que des changements visibles dans son corps alors qu’il tentait de décrocher son quatrième maillot jaune.
« Je pense qu’il l’a mentionné, donc nous pouvons le dire maintenant. Pendant l’étape de Valence, il m’a dit : ‘Tim, nous avons un problème, mon genou me fait mal’. À tel point qu’il est allé voir le médecin pour être examiné », a partagé Wellens.
« Après la course, il a dû se rendre à l’hôpital pour des tests, où ils ont constaté une inflammation. Personne ne le savait ! J’étais convaincu que l’information allait filtrer. Il souffrait énormément, et on doutait de sa capacité à terminer la course. »
En dépit des critiques attachées à sa tactique défensive face à son rival Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), la gravité de sa blessure au genou a soulagé Wellens et le reste de l’équipe de le voir atteindre Paris.
« C’était un soulagement qu’il n’abandonne pas dans les montagnes, » a ajouté le champion belge. « Tout le monde se demandait pourquoi il n’attaquait pas, ce qui était compréhensible. Nous étions inquiets pour lui, mais mentalement, j’ai été surpris de lire qu’il avait hâte de rentrer. Parce qu’entre nous, nous nous amusions vraiment. »
Malgré l’absence de victoire lors des huit dernières étapes du Tour, Pogačar a su briller à nouveau, remportant quatre étapes tout en devançant Vingegaard de 4 minutes et 24 secondes, entraînant des critiques continues sur ses talents surdimensionnés et l’absence de suspense dans la course au général.
Wellens a admis qu’il comprendrait le désarroi des compétiteurs devant une telle situation, mais a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’arrogance, mais plutôt de confiance en tant qu’équipe en tête du classement cycliste. « Je vois cela de l’intérieur. Il y a en effet une certaine confiance », a-t-il affirmé.
Pogačar a également évoqué des pensées sur une éventuelle retraite après les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 et semble peu enclin à prolonger son contrat actuel qui expire en 2030. En 2026, il visera à égaler le record de victoires au classement général du Tour de France avec un cinquième titre, ce qui le mettrait à égalité avec des légendes telles qu’Eddy Merckx, Jacques Anquetil, Bernard Hinault et Miguel Indurain.
Points à retenir
- Pogačar a eu des inquiétudes concernant sa blessure au genou pendant le Tour.
- Sa performance a été influencée par des douleurs qui ont agité l’équipe.
- Il a dominé avec quatre victoires d’étape, malgré des critiques sur sa tactique.
- Wellens estime que la confiance de l’équipe peut être perçue comme de l’arrogance, mais cela découle de leur réussite.
- La pression médiatique sur Pogačar est constante, influençant même son comportement en course.
Il est fascinant de voir comment les athlètes de haut niveau gèrent la pression, tant physique que mentale. Personnellement, je m’interroge souvent sur l’équilibre à trouver entre performance et santé. Alors que Pogačar semble inébranlable en compétition, il serait sage de se rappeler que derrière ce talent exceptionnel, il y a un être humain avec des limites. Au final, cette intrigue au sein du cyclisme moderne pose la question : jusqu’où pour aller pour exceller ? En tant que journaliste engagé, j’estime qu’il convient de rappeler que le sport est aussi une affaire de passion et de respect pour ses propres limites.