lun. Août 24th, 2026
Juan José Sevillano, de 85 años, empedernido ciclista que sube el Pajares para ir a comer al Ezequiel.

Juan José Sevillano, âgé de 85 ans, est de ces passionnés du vélo qu’on ne “convertit” pas : il pratique. Et pas juste pour l’occasion. Il confie qu’il pédale « depuis gamin », quand il allait déjà à l’école en bicyclette. Ces jours-ci, dans les Asturies, il fait la une d’une nouvelle toute simple—celle qui sort les lecteurs de la boue habituelle des sujets politiques et autres affaires qui n’améliorent pas franchement la journée.

D’après La Nueva España, il a soufflé ses 85 bougies en faisant exactement ce qui le rend heureux : partir avec les copains du Club Ciclista Valles Mineros pour une sortie collective.

À Mieres, au cœur du groupe du Club Ciclista Valles Mineros.

Ce qui surprend, lorsqu’on pense à son âge, c’est l’itinéraire choisi : grimper le Puerto de Pajares “par la voie la plus dure”—une montée devenue légende, souvent évoquée dans l’imaginaire de la Vuelta Ciclista a España et d’autres courses. Et pourtant, Sevillano est en forme : on le voit sur les photos en tête du peloton… ou presque. Surtout, l’idée du “bon” à la fin de l’effort semblait peser plus lourd que le dénivelé : déjeuner avec les membres du club, à Villamanín, au restaurante Ezequiel—que les Asturiens résument affectueusement par “Ca Ziquiel”.

La scène a une petite touche de déjà-vu : il y a deux ans, un autre grand protagoniste—le gagnant d’un gros lot de la Lotería de Navidad, dans le secteur de Pola de Lena—disait qu’il fêterait sa chance… en allant manger « à Ca Ziquiel ». Bon. On ne s’improvise pas tradition, visiblement.

Sevillano ne semble pas vouloir transformer cette performance en exploit extraordinaire. Il résume sa routine : « Je suis en forme. Je fais du vélo depuis que j’étais petit à Figaredo, et je continue à sortir tous les jours : le matin sur la route, et l’après-midi je m’occupe de mon potager à la maison. » Pas de secret ésotérique, juste une organisation qui tient la route.

La récompense après le Pajares : la tarte servie à Ezequiel.

Du côté du club, ses camarades confirment qu’il fait partie de ceux qui “ne ratent pas” : parmi les presque 150 membres, ils ne seraient qu’une vingtaine à se lancer sur le Pajares. Et là, forcément, Juan José Sevillano était dans le groupe.

Points à retenir

  • À 85 ans, la performance tient parfois moins au courage qu’à la constance—et à une bonne dose de routine bien calibrée.
  • Le Puerto de Pajares reste une référence sportive… même quand l’objectif ressemble surtout à un déjeuner qui attend au bout.
  • Au Club Ciclista Valles Mineros, tout le monde ne passe pas forcément l’épreuve du Pajares : ce n’est pas un “petit détour”.
  • Le détail amusant, c’est que la vraie récompense, d’après les descriptions, semble être à table—avant même de parler fierté personnelle.

Au final, ce récit me fait sourire (et réfléchir) : parce qu’on parle souvent de sport comme d’un grand événement, alors qu’ici, il ressemble à quelque chose de plus simple—une vie structurée, un rendez-vous, et une belle occasion de partager. En tant que journaliste, je trouve que ce genre d’histoires mérite qu’on les défende : elles rappellent qu’il existe, au-delà des gros titres, une forme de dignité tranquille qui ne dépend ni du bruit ni des effets d’annonce.


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