Une heure pour se réveiller, une demi-heure pour tenter de réagir : le Torino a raté le coche et laisse à Bergame des points précieux.
Il aurait fallu entrer dans le vif du sujet bien plus tôt. Le match Atalanta-Torino se divise en deux périodes : pendant la première heure, le Torino n’était pas sur le terrain, laissant Atalanta dicter le rythme. Les substitutions à la 57e minute ont cependant réveillé l’équipe de Baroni, qui a pu trouver quelques nouvelles solutions et s’est proche d’égaliser à plusieurs reprises. Mais cela n’était pas suffisant…
Atalanta-Torino : Baroni fait des choix audacieux
Entre certitudes et surprises, pour un match si crucial – tant sur le plan mental que pour le classement – Baroni s’accroche à ses joueurs de confiance tout en apportant quelques modifications, en raison des blessures et de choix stratégiques. Dans son 3-5-2, la défense ne change pas : devant Paleari, le trio reste Ismajli-Maripan-Coco. Les couloirs demeurent inchangés : Lazaro est reconduit, en attendant le retour de Pedersen, tandis qu’Aboukhlal se distingue dans son nouvel emploi. En revanche, des changements notables se produisent au milieu, avec la suspension de Casadei et des soucis musculaires pour Ilkhan. Ainsi, aux côtés de Vlasic, Gineitis et Tameze prennent place. Les plus grandes surprises se trouvent néanmoins à l’avant : Ni Adams ni Simeone ne sont de la partie ; la paire d’attaque est Ngonge-Zapata.
Première période : De Keteleare ouvre le score
La position du Torino nécessite des points, mais la volonté de revanche exige également une prestation de qualité. Les grenats tentent de concilier les deux besoins dès le début, mettant Atalanta sous pression. Gineitis démarre rapidement, voyant une brèche laissée par Zappacosta, que profite Aboukhlal. Malheureusement, sa tentative, bien que prometteuse, est annulée par un hors-jeu. Les grenats ne suivent pas cette montée d’adrénaline initiale. Dix minutes s’écoulent sans véritables occasions, avant qu’Atalanta ne débloque la situation à la 13e minute. Bernasconi tire un corner suite à une déviation de Tameze, avant que De Keteleare n’ouvre le score de la tête, devançant les défenseurs grenats. Après le but, la dynamique ne change pas. Deux tirs de loin, d’abord de Zalewski, puis de Gineitis, montrent la volonté des équipes. Le Torino semble statique ; les mouvements en défense sont lents et défaillants, tandis qu’Atalanta joue sans entrave. À la 35e minute, Paleari sauve la mise dans un face-à-face, mais le mot d’ordre du premier acte reste “effort” pour le Torino, qui peine à contenir les offensives adverses. La nécessité de changer de cap en seconde période est évidente.
Atalanta-Torino : seconde période et les occasions manquées
Conscients de la nécessité de réagir, les grenats commencent la deuxième mi-temps avec l’esprit combatif. Malheureusement, les débuts sont à l’image des 45 premières minutes : Krstovic manque de peu de marquer, tandis que Zappacosta frappe le poteau. L’image du match s’est résumée jusqu’à présent à un tir de Zapata qui ne trouve pas le cadre. Baroni tente alors un retournement de situation avec une triple substitution à la 57e : Simeone et Adams remplacent Ngonge et Zapata, tandis qu’Ilkhan reprend son poste pris par Tameze. Les remplacements donnent un coup de fouet à l’équipe, mais sans résultats immédiats. Quelques minutes plus tard, Aboukhlal réalise un magnifique contrôle et sert Simeone qui, hélas, voit ses tentatives repoussées. Le Torino commence enfin à inquiéter Carnesecchi, mais sans concrétiser. À six minutes de la fin, Baroni tente encore de rafraîchir l’équipe. Le pressing intensifie, mais dans leur quête d’égalisation, les grenats laissent des espaces. En toute fin de rencontre, un contre permet à Pasalic de frapper et d’inscrire le 2-0. Le Torino se retrouve pénalisé pour son entrée tardive dans le match, malgré une belle remontée durant la dernière demi-heure, laissant les points s’envoler.
Points à retenir
- Pensée stratégique : Baroni a osé changer l’attaque, mais a-t-il vraiment trouvé la bonne formule ?
- La défense du Torino est restée sur ses acquis, mais est-ce encore suffisant dans ce championnat compétitif ?
- La capacité à réagir tardivement pose question, mais cela pourrait bientôt devenir une habitude, n’est-ce pas ?
- Le manque de réalisme devant le but : un problème classique ou l’effet d’une pression trop forte ?
En somme, ce match soulève de nombreuses interrogations sur la capacité du Torino à se relever rapidement. Est-il trop tôt pour perdre espoir, ou la saison pourrait-elle réserver de meilleures surprises ? En tant que fervent observateur du football, je me demande où se situe la limite entre le réalisme nécessaire et l’envie de rêver d’une meilleure performance. Là est toute la question.
