La sélection russe continue sa préparation à Krasnodar pour un match amical contre le Nicaragua, prévu le 27 mars. Trois jours plus tard, l’équipe affrontera le Mali à Saint-Pétersbourg.
Le sélectionneur Valeri Karpin a convoqué 31 joueurs, mais deux d’entre eux, Igor Diveev et Alexey Batrakov, ne seront pas présents. Curieusement, au moins deux joueurs ayant brillé depuis le début de saison n’ont pas été retenus.
Kryvtsov : la saison de sa vie
Le prochain match, qui se déroulera à Krasnodar, aurait idéalement pu inclure plus de joueurs de cette équipe. Finalement, Karpin n’a convoqué que Stanislav Agkatsev et a fait l’impasse sur l’incontournable Nikita Kryvtsov. Pourtant, le milieu de terrain des « taureaux » a récemment pris une nouvelle dimension. Lors d’une précédente assemblée, Karpin avait déjà été interrogé sur l’absence de Kryvtsov, arguant d’une concurrence importante.
« Pourquoi Kryvtsov n’est-il pas convoqué ? Parce qu’il y a Batrakov, Umyarov, Kislak, Fomin, Oblyakov. Ils montrent tous de belles performances en club », a expliqué Karpin.
Nikita Kryvtsov / Photo: © РИА Новости / Vitaly Timkiv
Il est vrai que les options au milieu de terrain sont nombreuses, mais la performance des concurrents de Kryvtsov lors de ces derniers matchs soulève des questions. Kryvtsov occupe principalement le poste de milieu offensif, et il n’y a pas tant de joueurs prêts à endosser ce rôle. En effet, mis à part Ivan Oblyakov et, en termes moins convaincants, Danila Pritsev, le groupe n’abonde pas en milieux créatifs. Batrakov est blessé, et Golovin est souvent utilisé en tant qu’ailier en sélection. Karpin semble privilégier les milieux récupérateurs, appelant de nouveau Barinov, Kislak, Umyarov et Fomin en même temps.
Le fait que ce chouchou des supporters de Krasnodar ne soit pas convoqué fait débat. Le match contre le Nicaragua n’est pas particulièrement pensé comme un test exigeant, alors pourquoi ne pas inviter un joueur qui serait chaleureusement soutenu par les spectateurs ? Karpin ne fait pas preuve d’enthousiasme vis-à-vis de Kryvtsov, qui n’a pas joué pour la sélection depuis novembre 2024. En revanche, il s’est illustré dans son club, ayant récemment inscrit le but de la victoire contre Rostov et réalisé une impressionnante action dans un match face à Paris N.N.
Sobolev : l’attaquant en forme
Un autre énorme candidat pour intégrer la sélection est Alexander Sobolev. L’attaquant du Zenit a su dépasser la concurrence du célèbre John Duran et est désormais titulaire. Il a marqué lors de trois matchs consécutifs et a inscrit le but décisif lors d’un match de coupe. Aucun des attaquants convoqués pour cet rassemblement n’a été aussi prolifique en mars.
Alexander Sobolev / Photo: © РИА Новости / Alexey Filipov
La décision de ne pas sélectionner Sobolev, en faveur d’un Komlichenko qui ne brille pas en club, suscite également des interrogations. Le commentateur de Match TV, Dmitry Guberniev, est même intervenu sur ce sujet.
« La convocation de Sobolev approche. Ce serait étrange qu’il continue sur cette lancée sans que Karpin ne fasse appel à lui. Dans l’équipe, il faut que les meilleurs jouent, et Sobolev est l’un des meilleurs », a-t-il commenté.
Karpin n’a pas convoqué Sobolev depuis deux ans. Autrefois, son absence pouvait être justifiée par le manque de temps de jeu et de résultats probants, mais aujourd’hui, les raisons se font moins évidentes. L’attaquant prend la situation avec philosophie, déclarant : « Si je suis moins fort que mes concurrents, c’est la réalité. Si je suis convoqué, j’irai, car c’est mon boulot. À 29 ans, ce n’est pas un âge pour un footballeur. Je pense que c’est la meilleure période, surtout avec les progrès actuels en matière de technologie et de récupération », a-t-il rappelé.
Points à retenir
- Kryvtsov semble mériter une chance, mais il est difficile de lutter contre la forte concurrence.
- Sobolev, malgré sa forme, attend toujours d’être rappelé en sélection.
- Les choix de Karpin soulèvent des questions sur la stratégie de la sélection.
- La dynamique des matchs amicaux pourrait bien faire évoluer les mentalités.
En réfléchissant à la situation, il semble que la sélection nationale pourrait profiter de talents méconnus qui battent des records en club. Mais faut-il vraiment que chaque convocation suive la logique de la forme actuelle ? En tant que passionné de football, je me demande si le talent brut ne devrait pas avoir la priorité sur les choix politiques ou de stratégie. La sélection mérite le meilleur, et j’espère que ces voix seront entendues.