Мирра Андреева: «После “Ролан Гаррос” мне не хватило времени просто насладиться победой»
Avant le début du tournoi de Toronto, la joueuse russe Mirra Andreeva a expliqué comment elle “recharge ses batteries” après sa victoire à Roland-Garros 2026.
« Tôt ou tard, il faut simplement passer à autre chose. Je pense que plus on peut se réinitialiser tôt, mieux c’est. Mais pour moi, ce n’était pas si simple, car je n’ai pas eu beaucoup de temps pour savourer cette victoire. Il a fallu que je prépare sérieusement la saison sur gazon, avec une semaine complète d’entraînement sur cette surface avant mon premier match. Et comme on le sait… tout ne s’est pas déroulé de la meilleure façon », a déclaré Andreeva.
La tenniswoman revient aussi sur la difficulté de “faire comme si de rien n’était” : « Oui, c’est compliqué d’oublier ce qui s’est passé, d’avancer, puis de se présenter au tournoi suivant avec l’idée que rien n’a changé. Je pense que c’est exactement l’état d’esprit qu’il faut avoir. Et là, j’essaie justement de me concentrer sur le moment où je vais jouer ici, puis sur les tournois suivants, comme si rien n’avait eu lieu. »
À Toronto, Mirra Andreeva commencera son parcours au deuxième tour. Son adversaire sera connue à l’issue du match entre Alexandra Oleinikova et Carolina Pliskova.
Points à retenir
- Après une victoire majeure, Andreeva souligne surtout le manque de temps pour “redescendre” tranquillement : le calendrier n’attend personne (surtout pas les émotions).
- La transition vers la saison sur gazon est décrite comme un vrai chantier : une semaine d’entraînement… avant même que la compétition démarre.
- Sur le plan mental, elle met en avant la logique du « se remettre en route » : avancer vite, même quand ce n’est pas agréable à ranger dans un tiroir.
- À Toronto, l’objectif annoncé reste simple : focalisation sur le prochain match, puis enchaînement, sans trop s’éparpiller dans le passé.
Mon avis de journaliste : ce genre de déclaration rappelle une vérité pas très glamour mais bien réelle : dans le sport de haut niveau, même les plus belles victoires peuvent vite se transformer en “étape suivante obligatoire”. Et finalement, c’est là que le mental se mesure : non pas à la capacité de célébrer longtemps, mais à celle de se reconfigurer rapidement. À mon sens, c’est aussi une invitation à penser la performance autrement — avec ses contraintes, ses délais, et la façon dont on construit l’avenir, même quand on n’a pas eu le temps de respirer. Je dis ça avec l’énergie d’un journaliste engagé : on devrait regarder moins les résultats “instantanés” et davantage le travail humain derrière, celui qu’on ne voit pas sur le court.