Alexei Smertin, ancien footballeur de l’équipe nationale de Russie ayant fait ses preuves au sein de clubs renommés tels que Chelsea, Bordeaux et le Lokomotiv Moscou, a récemment partagé son expérience particulière avec la course à pied. À 50 ans, il a terminé un marathon extrême dans l’un des endroits les plus froids du globe.
« J’ai voulu me confronter au froid. Étant donné que j’ai déjà couru dans la chaleur du Sahara, cela peut sembler étrange pour certains. Mais ma passion pour la course n’est pas un acte impulsif ou une fuite ; c’est vraiment un chemin vers moi-même. En courant, je trouve un certain confort et une autonomie intérieure, qui me renforcent », a-t-il déclaré.
Pour lui, la course est devenue une vraie philosophie de vie : « Je cours, donc j’existe. Bien sûr, cela peut sembler un peu déviant, mais c’est une addiction qui ne nuit ni ne détruit, comme l’alcool ou les drogues. J’ai toujours aimé courir, depuis l’enfance en suivant un ballon. Aujourd’hui, je me moque d’avoir perdu un peu de technique au profit de l’endurance. »
Smertin se rappelle avoir joué au football avec passion et estime avoir exploité toutes ses capacités. À 50 ans, après avoir couru 42 km cinq jours avant le marathon, il a effectué une course de 50 km dans des conditions extrêmes, sans ressentir une fatigue excessive, mais en constatant seulement une légère engelure à un doigt. « Je me sens mieux qu’à 45 ans », confie-t-il.
Il évoque aussi l’importance d’une préparation méthodique : « Ce qui semblait impossible autrefois est devenu normal. J’avais lu sur Luis Enrique courant dans le Sahara et je me disais : ‘C’est fou, est-ce possible ?’ Cinq ans plus tard, grâce à un entraînement ciblé, je l’ai atteint. Ce qui paraissait irréel est désormais à ma portée », a-t-il ajouté.
Actuellement, Alexei Smertin occupe le poste de directeur du département de développement durable et de responsabilité sociale à la Fédération de Football de Russie.
Points à retenir
- La passion pour la course à pied peut devenir une philosophie personnelle, offrant un sens d’autonomie.
- La préparation et la persévérance peuvent transformer des objectifs jugés impossibles en réalités.
- Un changement de perspective sur l’âge peut mener à des découvertes surprenantes sur ses capacités physiques.
- L’importance de trouver des formes d’activités qui enrichissent notre bien-être plutôt que de nous détruire.
Il est intéressant de réfléchir à la manière dont nous percevons nos limites. Ne devrions-nous pas tous ambitionner d’explorer nos passions avec la même détermination qu’Alexei Smertin ? Après tout, chacun de nous a ses propres marathons, qu’ils soient physiques, mentaux, ou même émotionnels. En tant que journalistes engagés, nous avons pour mission de questionner ces normes et d’encourager chacun à se lancer dans sa propre course, peu importe les obstacles. Que pensez-vous de votre propre parcours ?