sam. Juil 25th, 2026
Incompétence généralisée : Nantes face à la menace de la relégation !

Back dans les années 1990, Nantes se distinguait par un style de jeu unique, connu sous le nom de le jeu à la Nantaise, alliant flair et offensive audacieuse. Ce club de la Loire a su allier substance et style, remportant un titre de champion et atteignant les demi-finales de la Ligue des champions. Aujourd’hui, la version moderne de Nantes ne se distingue plus par la qualité de son jeu, mais par sa gestion chaotique. La gestion à la Nantaise se résume à une rotation incessante de ses entraîneurs. Le actuel entraîneur, Vahid Halilhodzic, a qualifié cette situation d’« improvisation et d’incompétence à tous les niveaux ». Cela plonge les huit fois champions de Ligue 1 dans une situation délicate, à la lisière de la relégation en Ligue 2.

Ces commentaires de Halilhodzic, datant de 2021, surviennent deux ans après son départ de Nantes, qui était d’ailleurs sa dernière expérience en tant qu’entraîneur avant son retour en mars. À 73 ans, il est devenu le plus vieux coach à diriger une équipe de Ligue 1. « J’en ai fini avec le football », a-t-il déclarée récemment, après un match nul contre Brest. Étant donné qu’il n’avait pas entraîné depuis 2022, beaucoup pensaient qu’il était déjà en retraite avant son retour inattendu.

Il décrit la tâche de sauver Nantes de la relégation comme une « mission presque impossible ». Il n’a jamais été convaincu par cette montagne à gravir, car le mal était déjà fait, et non pas à cause de Luís Castro, qui a débuté la saison, ni d’Ahmed Kantari, qui l’a remplacé.

Waldemar Kita, propriétaire du club depuis 2007, a rapidement accusé Castro de la situation actuelle. Arrivé après une bonne saison à Dunkerque, le coach portugais a été viré en décembre après deux victoires en 15 matches. Kita s’est déchaîné lors d’une interview récente, affirmant que Castro était un « entraîneur de jeunes » incapable de réussir. Ironiquement, Castro a hérité d’une équipe de Levante en bas de classement, mais a réussi à sincèrement relancer l’équipe le lundi.

Cela reste un écran de fumée. Kita est sous le feu des critiques, et c’est bien mérité. Depuis qu’il est à la tête du club, il a nommé 23 entraîneurs, dont seulement deux ont dirigé plus de 50 matches. Sur les trois dernières saisons, Nantes a eu trois entraîneurs sur une seule campagne. Sont-ils tous mauvais ou y a-t-il un dénominateur commun ? Même dans ses tentatives de se justifier, les déclarations de Kita sont pleines de contradictions, car il admet que ses problèmes sont le résultat d’un “laisser-aller”, ce qui revient à confier les rênes du club à des experts.

La gestion de Kita est telle que peu d’équipes ont inscrit moins de buts cette saison que Les Canaris, n’ayant remporté que quatre victoires. Aucune depuis que Halilhodzic est revenu à la rescousse du club.

Antoine Kombouaré, qui avait sauvé Nantes de la relégation en 2024, a décliné l’offre pour diriger l’équipe, préférant maintenir Paris FC en Ligue 2. Certes, si vous devez demander de l’aide chaque année, n’est-ce pas qu’il y a un problème plus profond ? Après avoir lutté saison après saison, Nantes est désormais au bord du gouffre.

Ce dimanche, Valentin Rongier, issu du club, a porté le coup fatal en marquant pour Rennes contre Nantes. Les Rennais, avec leurs ambitions européennes, ont remporté le derby 2-1, repoussant les Nantais à cinq points d’Auxerre, qui est en position de barrages. Avec encore des matches contre Marseille et Lens à venir, il leur faudra remporter ces rencontres, en espérant qu’Auxerre ne marque pas de points.

Les pronostics ne sont pas en faveur de Nantes ; la gestion à la Nantaise est la raison de cette débâcle. Halilhodzic avait averti en 2021 des dangers d’une telle gestion. Les autres entraîneurs récents avaient formulé des mises en garde similaires, mais celles-ci n’ont pas été entendues. Nantes semble prendre la direction de la Ligue 2, et malgré tous les avertissements, c’est Halilhodzic qui sera responsable de cette chute, résultat d’une gestion complètement chaotique.

Points à retenir

  • Nantes autrefois brillants, peinent à remettre la main sur un football séduisant.
  • Vahid Halilhodzic revient comme une figure de dernière minute, mais sans grande conviction.
  • Waldemar Kita, le président, jongle avec ses entraîneurs comme un chef d’orchestre sans partition.
  • Les Canaris n’ont remporté que quatre matches, un palmarès décevant pour un ancien champion.
  • La relégation semble inévitable, avec une fin de saison chaotique à prévoir.

En constatant cette lente descente aux enfers, je ne peux m’empêcher de me demander : la gestion d’un club de football est-elle si complexe que des erreurs basiques continuent de se répéter ? Comment un club avec un si riche héritage sportif se retrouve-t-il dans une telle tourmente ? La réponse est peut-être que, parfois, l’amour du jeu et l’avidité de résultats rapides peuvent brouiller les idées. En tant que journaliste engagé, je suis ici pour poser les questions qui fâchent et donner une voix à ceux qui en ont besoin.


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