Après plus de vingt ans sur le terrain, Stéphanie Frappart tire sa révérence.
Un nouveau chapitre s’ouvre pour Stéphanie Frappart. Juste après l’annonce de son intégration au sein de la commission des arbitres de l’UEFA, la Française de quarante-deux ans a choisi de mettre fin à sa carrière d’arbitre. La Fédération française de football a confirmé cette décision en lui rendant un hommage sincère pour son parcours exceptionnel.
Avant de débuter ses nouvelles fonctions, Stéphanie Frappart laisse une empreinte indélébile dans l’histoire de l’arbitrage, tant au niveau national qu’international. Elle a d’abord officié dans des matches féminins avant de se faire un nom en 2014 en devenant la première femme à diriger une rencontre de Ligue 2 chez les hommes, lors d’un match entre Niort et Brest. Une reconnaissance bien méritée pour celle qui exerçait déjà depuis dix-sept ans.
En 2019, elle franchit une nouvelle étape en arbitrant un match de Ligue 1 entre Amiens et Strasbourg, devenant ainsi la première femme à officier dans l’élite masculine. Sur la scène internationale, elle se distingue également, notamment lors de la Supercoupe de l’UEFA entre Chelsea et Liverpool (2019). Au dernier Mondial, elle est devenue la première femme à diriger un match masculin, lors de la rencontre Costa Rica-Allemagne.
Stéphanie Frappart change de casquette
En tout, Stéphanie Frappart a participé à trois Coupes du Monde féminines, un Mondial masculin, deux éditions des Jeux Olympiques pour le tournoi féminin, ainsi qu’à trois Euros féminins et un masculin.
Dans ses nouvelles fonctions à l’UEFA, la native du Plessis-Bouchard « contribuera au développement stratégique de l’arbitrage en Europe, ainsi qu’aux travaux de désignation des arbitres, de contrôle de la performance, de conseils techniques et de développement continu des officials de match pour les compétitions de l’UEFA », précise l’instance.
Points à retenir
- Stéphanie Frappart a été une pionnière dans un domaine longtemps dominé par les hommes.
- Elle a arbitré des matches d’élite tant au niveau national qu’international.
- Son parcours démontre que la persévérance et le talent peuvent ouvrir des portes.
- Les nouvelles responsabilités qu’elle va assumer à l’UEFA pourraient influencer l’avenir de l’arbitrage européen.
Avec le départ de Stéphanie Frappart, il est intéressant de se demander quelles seront les prochaines étapes pour les femmes dans le monde de l’arbitrage. Alors que les barrières continuent de s’effondrer, nous avons l’occasion de repenser ce que cela signifie d’être un officiel de match au XXIe siècle. Le chemin est encore long, mais comme le montre son parcours, il est pavé de possibilités. Faisons preuve d’engagement en soutenant cette évolution positive.