Will Still, ancien entraîneur de Reims et Lens, a récemment pris les rênes de Southampton. Ce changement s’est produit au même moment où Luís Castro a rejoint Nantes. Cependant, le jeune entraîneur de 33 ans a été licencié début novembre. Un mois plus tard, une proposition lui a été faite pour succéder à Castro en France.
Still a confirmé avoir reçu cette offre, mais a choisi de ne pas l’accepter pour une raison précise. « Ce n’était pas un problème en soi, mais plutôt une question de timing qui ne me convenait pas. Je souhaitais recruter une équipe technique, composée de personnes qui sont encore sous contrat avec leurs clubs », a-t-il déclaré, faisant allusion à ses deux frères, Edward et Nicolas, assistants respectifs à Anderlecht et Club Brugge.
« Égoïstement, je veux également penser à ma carrière. Le prochain pas est crucial, je veux faire le bon choix en prenant le temps nécessaire et ne pas me précipiter vers une décision où je manquerais d’informations et de contrôle », a-t-il ajouté, alors que Luís Castro a connu son licenciement la semaine dernière. « J’ai fait preuve de respect envers la famille Kita, mais j’ai décidé qu’il valait mieux prendre du recul pour analyser ces trois à quatre dernières années. Mon prochain choix dépendra d’une bonne réflexion », a-t-il indiqué, suggérant qu’il envisagerait de revenir la saison prochaine après avoir quitté la France pour l’Angleterre.
Il a précisé que son départ de Lens à la fin de la saison précédente était une décision personnelle. « Je parle en tant qu’être humain. Je regrette de ne pas en avoir parlé plus tôt. En septembre [2024], Emma, ma femme, a dû être traitée pour un cancer de la thyroïde. Je n’avais pas partagé cela, j’ai seulement informé les joueurs de mon absence pour un ou deux jours. En février-mars, elle a souffert d’encéphalite, et elle a passé dix jours dans le coma. Je suis arrivé à un point de ma vie où je devais revenir à la maison pour prendre soin d’elle et trouver un peu de calme », a-t-il expliqué.
« Southampton est un club que je connais. Emma y a étudié, elle a de la famille dans la région, et nous avons pensé que c’était le bon choix à ce moment de ma carrière. En y repensant, il est peut-être temps de se concentrer sur d’autres priorités, c’est ce que je fais actuellement », a ajouté Still.
Enfin, il a noté qu’il n’avait jamais eu l’intention de quitter précipitamment Reims pour Sunderland. « J’ai une maison avec ma femme à Londres et j’ai discuté avec les dirigeants de Sunderland, mais je ne cherchais pas à provoquer un départ immédiat. Je voulais juste explorer une opportunité. Je n’ai jamais eu l’intention de tromper le Stade de Reims », a-t-il conclu, laissant entendre que ses motivations avaient été mal interprétées.
Points à retenir
- Timing et opportunités : Will Still réfléchit à son avenir sans vouloir se presser.
- Les liens familiaux : ses deux frères sont toujours en poste au sein d’autres clubs.
- Priorité à la santé et au bien-être : La situation personnelle de sa femme a influencé ses décisions.
- Le choix de Southampton : un club au parcours intéressant qui espère retrouver sa place.
- Des intentions souvent mal comprises : la communication dans le milieu du sport est cruciale.
En somme, l’histoire de Will Still soulève des questions sur la manière dont les entraîneurs jonglent entre ambitions professionnelles et obligations personnelles. N’est-il pas anodin de penser que le monde du football, souvent perçu comme impitoyable, pourrait accorder un peu plus d’humanité dans ses décisions ? Après tout, chaque choix est une pièce d’un puzzle plus vaste dans la carrière d’un entraîneur. Soyons donc attentifs à ces récits qui, derrière leur façade de résultats et de performances, cachent une réalité bien plus humaine.