L’équipe nationale du Rwanda est en quête d’un nouvel entraîneur après la démission d’Adel Amrouche, qui n’a pas réussi à s’imposer durant son bref mandat de moins d’un an. Pour trouver un successeur, la Fédération Rwandaise de Football (FERWAFA) a choisi une méthode originale : elle a annoncé le recrutement sur ses réseaux sociaux, renvoyant à un site de la FIFA dédié aux offres d’emploi dans le football, spécifiant les critères nécessaires pour diriger une équipe qui n’a jamais participé à une Coupe du Monde.
Initialement, les candidatures devaient être soumises avant le 30 janvier, mais le délai a été prolongé jusqu’au 3 février. “Avez-vous ce qu’il faut pour devenir l’entraîneur principal des Avispas ?”, peut-on lire sur l’annonce publiée sur Instagram.
Le poste est ouvert depuis le 16 janvier, et les candidats intéressés doivent envoyer un CV d’un maximum de quatre pages, une lettre de motivation décrivant leurs méthodes d’entraînement, des certifi cations académiques, ainsi que les coordonnées de trois références professionnelles, leur disponibilité et leurs attentes salariales. Un dossier complet ainsi qu’une copie de leur passeport doivent être envoyés à [email protected].
Les critères de sélection sont assez stricts : la FERWAFA recherche un entraîneur avec plus de dix ans d’expérience à un “haut niveau professionnel” et cinq ans à la tête d’une équipe nationale. Les candidats doivent posséder une licence professionnelle de l’UEFA, CAF Pro ou CAF A.
Il est également souhaitable que les postulants aient une formation en sciences du sport, en gestion du football et une maîtrise des systèmes d’analyse de performance, y compris les technologies de suivi GPS. Par ailleurs, la maîtrise de l’anglais ou du français est considérée comme un atout.
Comme si cela ne suffisait pas, les nouvelles exigences incluent de “motiver les joueurs avant, pendant et après les matchs”. La fédération met l’accent sur un style de leadership fort, des compétences tactiques, ainsi qu’une capacité à communiquer efficacement avec les médias. Un haut niveau de professionnalisme, de discipline et de travail d’équipe est également attendu.
Actuellement, l’équipe nationale du Rwanda se classe au 130ème rang du classement FIFA, derrière des pays comme Malawi, Togo et Luxembourg. Son meilleur classement était le 64ème en mars 2015, tandis qu’elle a connu son pire résultat en juillet 1999 (178ème).
Fondée dans les années 1970, la fédération s’est affiliée à la FIFA et à la CAF en fin de décennie. Jusqu’à présent, le Rwanda n’a jamais participé à la Coupe du Monde et n’a disputé qu’une seule Coupe d’Afrique, exit dès le premier tour en 2004 après une victoire sur la RD Congo, un match nul face à la Guinée, et une défaite contre le pays hôte.
Lors de la récente qualification pour le Mondial organisé au Maroc, les Avispas étaient proches de se qualifier à nouveau, mais Benin les a devancés. Ils ont terminé troisième du groupe D avec 8 points, derrière le Nigeria et le Bénin, mais en supériorité sur la Libye.
Concernant cette dernière campagne de qualification pour le Mondial 2026, le Rwanda a terminé avant-dernier dans un groupe de six équipes, cumulant 11 points. Sud-Afrique a décroché son billet direct et le Nigeria est également passé au second tour (éliminé par la RD Congo). Adel Amrouche a conduit cette équipe et a quitté ses fonctions avec une défaite 0-3 contre l’Afrique du Sud lors du dernier match.
Au fil des années, plusieurs entraîneurs étrangers, notamment européens, ont dirigé le Rwanda. Les récents entraîneurs en date sont l’Espagnol Carlos Alós et l’Allemand Torsten Spittler, parmi d’autres, tels que Johnathan McKinstry, Stephen Constantine, Milutin Sredojević ou encore Branko Tucak. Alors, qui sera le prochain à prendre les rênes ?
Points à retenir
- Recherche d’un entraîneur avec une exigence d’expérience notable dans le domaine.
- Utilisation des réseaux sociaux pour le recrutement : une méthode qui a ses avantages.
- Les critères s’étoffent, mais qui ne craindrait pas de motiver des joueurs avant, pendant et après des matchs ?
- Une situation difficile pour le Rwanda sur la scène internationale, toujours en quête d’une première qualification en Coupe du Monde.
- Des entraîneurs étrangers se succèdent, la question demeure : est-ce vraiment la solution ?
En fin de compte, cette quête d’un nouvel entraîneur soulève une question essentielle : jusqu’où le Rwanda est-il prêt à aller pour transformer son image footballistique sur la scène internationale ? La voie semble semée d’embûches, mais qui sait ? Peut-être que ce changement pourrait marquer un tournant marquant dans l’histoire du football rwandais. En tant que journaliste engagé, j’espère voir le Rwanda s’épanouir davantage sur le terrain et dans les cœurs des supporters.
