Dans un cadre prestigieux, au Sentosa Golf Club de Singapour, Bryson DeChambeau a remporté sa quatrième victoire sur le circuit LIV Golf, sous une pluie battante. Le capitaine des Crushers a triomphé lors d’un premier trou de playoff face à Richard T. Lee, tandis que Joaquín Niemann, qui avait une avance de trois coups à neuf trous de la fin, a vu ses espoirs s’évanouir. Jon Rahm a terminé à la cinquième place, suivi de Josele Ballester à la sixième.
Le playoff a été marqué par un drame, amplifié par les intempéries. DeChambeau a envoyé sa balle à l’eau au départ du 18e trou (par 5), tandis que Lee a atterri dans un bunker. Cependant, l’Américain a réussi à sauver son par, tandis que le Canadien a manqué un putt de victoire à quatre mètres. La tension était palpable, même pour le vainqueur qui a exprimé son choc. Ce moment aurait pu s’ajouter à l’incroyable victoire d’Anthony Kim à Adélaïde ; en fin de compte, un coup raté lui a coûté 1,87 million de dollars.
Niemann, à 27 ans, avec son swing rapide et élastique, dominait le début de la journée. Après avoir réussi un putt impressionnant au premier trou et un autre au deuxième, il s’est rapidement démarqué, dépassant Lee Westwood et un DeChambeau qui a réussi un eagle depuis le bunker au premier par 5. Rahm également s’est illustré au deuxième trou, tout en restant dans la course.
Le parcours de Rahm est intéressant cette saison. Malgré sa cinquième place, ternie par sa frustration sur les greens, il a été performant sur les longs trous. Dans trois semaines, lors du Masters, cette compétence pourrait se révéler décisive. Au cours des deux dernières semaines, il a affiché un bilan impressionnant : 20 sous le par sur 20 par 5.

La compétition a connu deux phases, interrompues par une violente tempête. Trois minutes avant midi, une pluie torrentielle a stoppé le jeu, submergeant le green du sixième trou. Après une interruption de 78 minutes, le jeu a repris, mais un autre orage a nécessité une nouvelle suspension après seulement 22 minutes. Les conditions du terrain ont été favorisées par des équipements de séchage modernes, bien que la pluie ait continué d’impacter le jeu.
Niemann, moins précis après le déluge, a commis un bogey au 12e, réduisant son avance à un coup. DeChambeau, quant à lui, a profité de la situation pour revenir. Lee, qui ne fait partie d’aucune équipe, a lui aussi fait forte impression. Rahm, avec un double bogey au 15e, a été éliminé. Notable est le fait que, depuis le 6e trou de sa seconde partie, il n’a pas réussi à faire un birdie sur les par 4 de Sentosa.
DeChambeau a réussi un coup spectaculaire au 14e trou. Le duel comptait quatre joueurs séparés par un coup. Niemann a hélas raté un autre bogey au 15e. Le ‘scientifique du golf’ a vu Lee rattraper son retard, un joueur prometteur qui avait été vu au US Open à 16 ans avant de redescendre sur des circuits inférieurs jusqu’à son arrivée au LIV Golf en janvier.
Lee a pu goûter au plaisir d’être en tête après le 18e par 5. Mais Bryson, prévisible, l’a rattrapé. Au terme de cet affrontement, le rookie a finalement cédé sous pression, tandis que l’équipe des 4 Aces, pilotée par Dustin Johnson et Anthony Kim, a encore brillé avec une nouvelle victoire.
Brillante performance de Ballester
Josele Ballester, l’autre Espagnol du top 10, a eu un weekend remarquable. Avec un score de 67, il a enregistré six birdies et deux bogeys, démontrant sa maîtrise du driver et sa précision de putting. Il signe ainsi son troisième top 6 en moins d’un an sur le circuit LIV. David Puig a terminé à la 21e place avec un score de 69, tandis que Sergio García, après un bon départ à -4, a fini à la 35e place avec une sombre série de trois bogeys. Luis Masaveu a terminé à la 54e position.
Points à retenir
- Bryson DeChambeau a encore une fois prouvé sa capacité à performer sous pression.
- La météo a joué un rôle crucial dans le rythme et les résultats de la compétition.
- Le parcours de Rahm laisse entrevoir de belles promesses pour le Masters.
- La constance de Niemann pourrait le placer parmi les favoris, malgré ses récents revers.
- Ballester montre que le golf espagnol est bien vivant et compétitif.
En prenant du recul, je me demande à quel point ces événements marquent un tournant, non seulement pour les joueurs, mais pour l’avenir même du golf professionnel. La tension entre tradition et innovation ne fait que commencer. J’ai hâte de voir comment ce sport emblématique continuera à évoluer.