Les arts martiaux mixtes (MMA) gagnent chaque jour davantage de terrain en Espagne, et l’un des noms les plus évocateurs de cette discipline n’est autre que Ilia Topuria. Ce combattant d’origine hispano-géorgienne, auréolé de multiples succès au sein de l’illustre organisation UFC, a su capter l’attention aussi bien des jeunes que des amateurs plus âgés, suscitant un intérêt croissant pour un sport déjà très populaire dans d’autres pays. Originaire d’Alicante, Topuria détient fièrement deux ceintures au sein de cette prestigieuse institution.
Numéro un poids pour poids et suivi par le plus grand nombre sur Instagram, son influence n’est pas qu’informationnelle : elle fait pression aux bons endroits pour peser sur la stratégie future de l’UFC. Et si la star incontestée de l’organisation nourrit un souhait, c’est bien celui de voir un évènement d’envergure se tenir sur le sol espagnol. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir », confie-t-il dans une interview au journaliste Álvaro Colmenero, publiée par le très respecté ABC.

Depuis 2024, l’idée d’une étape espagnole s’est fait plus précise, notamment grâce aux nombreuses déclarations de Dana White, patron de l’UFC. Après sa victoire par KO sur Charles Oliveira, « El Matador » se rapproche un peu plus d’un rêve qui lui tient à cœur : « Ce n’est pas simple, mais cela pourrait arriver d’ici 2026. L’UFC est en train de négocier un nouvel accord pour diffuser l’évènement en prime time en Europe. Une fois les détails dévoilés, nous saurons exactement ce qui est possible, et ce qui dépendra de nous. »
Un autre rêve à réaliser
Si Topuria a un lieu de combat rêvé, il se situe au cœur d’un temple mythique sportif : le stade Santiago Bernabéu à Madrid. Il l’a souvent répété : « Le Bernabéu serait incroyable. C’est quelque chose que je veux absolument vivre. Je n’ai pas combattu en Espagne depuis 2016, et j’ai très envie de me mesurer devant le public de mon pays. La dernière fois, l’ambiance était déjà très spéciale, mais aujourd’hui, elle serait incomparable. Ce serait unique d’avoir Sergio Ramos à mes côtés. »
Cependant, l’organisation de tels évènements en Espagne est bien plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, la programmation coïncide souvent avec les heures de grande écoute outre-Atlantique, provoquant un décalage horaire de six heures avec l’Espagne. Néanmoins, l’UFC a déjà prouvé sa capacité à s’adapter, avec des galas tenus à Londres ou Paris, horaires à peu près similaires à ceux de Madrid. Cette difficulté reste donc loin d’être insurmontable.
En revanche, Dana White pointe du doigt les institutions espagnoles qui traînent des pieds, sans jamais donner le feu vert nécessaire. À cela s’ajoute une relative rareté de lieux adaptés à accueillir un tel spectacle. Le président de l’UFC préfère privilégier des salles plus intimistes, afin d’éviter au public d’être trop éloigné de l’action. De fait, les stades de football ne figurent pas parmi ses options favorites.
Une chose est certaine, l’UFC est plus que consciente du potentiel grandissant de son marché espagnol, en grande partie grâce à sa vedette Ilia Topuria, mais aussi à d’autres talents comme Joel Álvarez, Dani Barez ou encore Aleksandre Topuria. Ces combattants amplifient l’engouement du public ibérique. Joel Álvarez, notamment, est tout proche d’intégrer le top 15 des poids légers, après avoir gravi les échelons avec un palmarès propre et impressionnant de 22 victoires dont autant de finalisations. L’implantation de l’UFC en Espagne semble donc plus proche que jamais, offrant à nombre de combattants locaux l’opportunité d’éclore sur la scène mondiale.
Points à retenir
- Ilia Topuria, icône montante des MMA, est un véritable moteur pour la popularisation de l’UFC en Espagne.
- La perspective d’organiser un gala de l’UFC en Espagne soulève des enjeux logistiques, notamment liés aux décalages horaires et aux infrastructures.
- Les autorités locales semblent jouer les ralentisseurs, ce qui complique la venue d’un évènement d’envergure sur le territoire.
- L’ambition de Topuria de combattre au Bernabéu, face à son public national, illustre bien le désir croissant de rapprocher ce sport de ses fans espagnols.
- Des combattants espagnols talentueux renforcent la dynamique et pourraient faire de l’Espagne une plaque tournante des arts martiaux mixtes.
Au final, on peut gentiment s’interroger : que faudra-t-il de plus pour que l’Espagne devienne un acteur majeur de l’UFC, au-delà d’enthousiasme palpable et de talents prometteurs ? Si même un stade mythique comme le Bernabéu ne suffit pas à séduire les décideurs, peut-être que le prochain KO à la télévision finira par changer les choses. En attendant, je m’imagine déjà l’ambiance électrique, avec Sergio Ramos jouant les cornermen – une scène à ne pas manquer, à condition que quelqu’un fasse bouger les choses. Alors, qui prend le gant ?
[not-all]Regardez le MMA 🤜🤛 en Live ! ⤵️
