Ignacio Buse entame un nouveau défi sur dur, l’objectif étant clair : l’US Open 2026, dernier Grand Chelem de la saison. Classé n°34 au classement ATP, le tennisman prépare sa tournée en Amérique du Nord pour arriver au mieux à New York. Il y disputera pour la deuxième fois le tableau principal du tournoi et tentera de poursuivre son ascension parmi l’élite mondiale.
L’édition 2026 a une saveur particulière pour “El Colorado”. En 2025, il avait déjà fait vibrer le tournoi en passant les qualifications et en accédant pour la première fois au tableau principal d’un Grand Chelem. Depuis, l’histoire se prolonge : sa progression est constante, au point de s’installer dans le Top 35 et de devenir l’un des joueurs les plus prometteurs du circuit.
Avec ce statut, Buse abordera pour la première fois une tournée nord-américaine sur dur comme l’un des noms à suivre, au contact des meilleurs et avec, dans certains tournois avant l’US Open, le rôle de . En clair : moins de “surprise du moment”, plus d’attentes… ce qui est le jeu, évidemment.
Moment de remerciement du joueur péruvien (vidéo)
La tournée commence la semaine du 2 août au Masters 1000 de Montréal. Il y a déjà sa place dans le tableau principal et il partira en tant que tête de série, un détail qui dit beaucoup sur la forme affichée ces dernières semaines.
Ensuite, Buse doit également jouer le Masters 1000 de Cincinnati. Sa participation n’est pas encore actée officiellement, mais sa position au classement ATP laisse penser qu’il entrera directement.
Avant le Grand Chelem, il fera escale à Winston-Salem pour l’ATP 250. Ce tournoi, disputé à peine une semaine avant l’US Open, le présente pour l’instant comme quatrième tête de série. L’idée : retrouver du rythme sur surface rapide et régler les derniers détails avant le grand objectif.
Enfin, le 30 août débutera l’US Open. Le Péruvien y est assuré de disputer le tableau principal. Selon la fin du classement juste avant le tirage, il pourrait même obtenir un statut de pré-tête de série, réservé aux joueurs les mieux classés au moment fatidique.
La saison 2026 marque pour Ignacio Buse une consolidation définitive sur le circuit ATP. À seulement 22 ans, le joueur de Lima a livré son meilleur exercice jusqu’ici : des résultats suffisamment solides pour s’installer parmi les 35 meilleurs.
Le premier vrai tournant est son entrée dans le Top 100. Ce cap lui a permis d’accéder plus régulièrement aux grands tournois sans passer par les qualifications, et donc de commencer à se confronter plus souvent aux adversaires du haut de tableau.
Parmi les moments les plus marquants, on retient l’ATP 500 de Rio de Janeiro. Devant son public, Buse a éliminé Joao Fonseca et a atteint les demi-finales — une performance qui a clairement changé sa trajectoire. Puis sont venus des passages répétés en Europe : Monte-Carlo, Madrid et l’ATP 500 de Barcelone, autant d’étapes pour engranger de l’expérience face aux joueurs de référence.
Le saut le plus net a eu lieu à Hambourg. Sur terre allemande, il décroche le premier titre ATP 500 de sa carrière. Une semaine marquante, ponctuée par des victoires contre des adversaires de poids, dont Flavio Cobolli et Tommy Paul, qu’il a battu en finale pour soulever le trophée le plus important de son parcours.
Cette réussite lui a donné une confiance supplémentaire pour enchaîner sur les tournois du Grand Chelem. À Roland-Garros, il s’installe à nouveau dans le groupe des meilleurs, puis à Wimbledon, il obtient sa première victoire en tableau principal d’un Grand Chelem. Une preuve concrète de son évolution, sur plusieurs surfaces.
Plus récemment, il atteint les quarts de finale de l’ATP 250 de Kitzbühel avant de quitter la tournée européenne sur terre. À présent, le changement de décor est total : il faut s’adapter au dur nord-américain, plus rapide et plus exigeant, et montrer qu’on peut aussi jouer au plus haut niveau là où beaucoup s’essoufflent.
Points à retenir
- US Open 2026 : tableau principal acquis, et une éventuelle place de pré-tête de série n’est plus un rêve flou.
- Montréal puis Cincinnati : la tournée sur dur démarre tôt, avec des tournois qui exigent une mise en régime plutôt rapide.
- Winston-Salem sert clairement de “atelier” avant New York : rythme, sensations, et ajustements.
- Le contexte change : passer de l’histoire de 2025 à un statut plus attendu en 2026, c’est intéressant… et un peu plus compliqué à gérer.
- Son année n’est pas juste “bonne” : l’entrée dans le Top 100 a transformé son accès aux grands tableaux, donc ses chances de s’installer.
Pour ma part, ce que je trouve vraiment fascinant dans cette séquence, c’est le passage progressif du mode “percée” au mode “installation”. On dit souvent que le dur récompense ceux qui ne doutent pas trop — à voir si Buse transforme cette tournée en argument durable, pas seulement en parenthèse. Et si l’US Open devait encore lui donner un nouveau chapitre, ce serait aussi une bonne nouvelle pour le public : un peu moins de prévisibilité, un peu plus de tennis qui oblige à réfléchir. En tant que journaliste, je le dis simplement : suivre ces trajectoires, c’est défendre une idée — celle d’un sport où la relève avance, et pas seulement la routine.