Novak Djokovic continue son impressionnante série à l’Open de Chine
Novak Djokovic a conservé son invincibilité à l’Open de Chine en battant Nuno Borges. Cette victoire lui permet de décrocher son premier succès depuis sa défaite en demi-finale de Wimbledon, en juillet.
À 39 ans, l’ancien numéro un mondial a eu plus de mal dans le deuxième set, avant de s’imposer 6-3, 7-6 (7-2). Il signe ainsi sa 30e victoire consécutive à Pékin. Et, détail qui compte : c’est sa première apparition dans la compétition depuis 2015.
En août, Djokovic avait expliqué qu’il faisait face à une condition de santé sous-jacente qui lui pose des difficultés dans les conditions chaudes et humides—un problème présent, disait-il, depuis “ces deux dernières années”. Face au Portugais Borges, il n’était donc pas à son meilleur niveau.
Pendant le deuxième set, le Serbe a même utilisé sa raquette pour étirer son dos entre deux échanges. Il a aussi eu besoin d’une interruption médicale afin de recevoir un soin au niveau de son épaule droite.
Malgré ces complications, Djokovic a tenu bon. Il a finalement remporté le match en 1 h 50, et s’offre un rendez-vous au tour suivant contre Bu Yunchaokete, wildcard de Chine.
De son côté, Katie Boulter s’est qualifiée pour le deuxième tour dans le tableau féminin grâce à une victoire en deux manches. La Britannique, âgée de 30 ans, a battu la Japonaise Mai Hontama 6-3, 6-4, et affrontera ensuite la Tchèque Karolina Muchova (tête de série numéro 7).
Points à retenir
- Djokovic garde la main sur son calendrier : après Wimbledon, il lui fallait ce déclic, et il l’a trouvé… avec du rythme et quelques ajustements.
- La chaleur semble continuer à poser des questions : quand le corps chauffe, son jeu doit parfois aussi “respirer”.
- Le deuxième set a rappelé que même un champion d’habitude serein peut devoir bricoler en cours de route (étirements, pause médicale, tout y passe).
- La suite promet : Bu Yunchaokete sera un adversaire qu’il faudra gérer sans sous-estimer, surtout à domicile pour l’enjeu local.
- Côté dames, Boulter poursuit son parcours et tombe sur Muchova : un test plus relevé, donc forcément plus intéressant.
Au fond, ce qui me marque dans cette journée, c’est la combinaison assez rare entre efficacité et gestion des contraintes : on gagne, mais on paye parfois en sueur, en pauses et en ajustements. En tant que journaliste, je trouve ça précieux, parce que le sport n’est pas seulement un tableau de scores—c’est aussi une histoire de corps, de conditions et de persévérance. Et quand on observe les efforts d’athlètes comme Djokovic dans un contexte exigeant, ça rappelle une chose : la performance mérite d’être comprise, pas juste célébrée.