mar. Sep 29th, 2026
Nairo Quintana élu meilleur cycliste d’Amérique du Sud

Le cyclisme sud-américain tourne la page

Le cyclisme sud-américain marque la fin d’une époque dorée. À l’approche de son retrait définitif de la compétition, le coureur colombien Nairo Quintana a été confirmé comme le meilleur cycliste sud-américain de tous les temps, d’après un classement historique établi par un média spécialisé.

Un héritage chiffré, pas une simple réputation

Le rapport de ce classement historique s’appuie sur des données et des résultats du cyclisme mondial depuis 1876. Il place Quintana en tête du continent avec 639 points. Il devance notamment l’Équatorien Richard Carapaz (2e, 512 points) et son compatriote Egan Bernal (3e, 352 points). Ce dernier reste aussi le seul Latino-Américain à avoir remporté le Tour de France.

Même si le Tour de France a échappé à Quintana durant ses meilleures années, il compte tout de même trois podiums à Paris. Son palmarès, lui, ne se résume pas à un seul rendez-vous : il inclut le Giro d’Italie (2014), la Vuelta d’Espagne (2016), ainsi que plusieurs victoires en courses d’une semaine et des étapes en haute montagne sur les trois grands tours.

Top 5 des cyclistes sud-américains (dans l’histoire)

  1. Nairo Quintana (Colombie) — 639
  2. Richard Carapaz (Équateur) — 512
  3. Egan Bernal (Colombie) — 352
  4. Rigoberto Urán (Colombie) — 296
  5. Lucho Herrera (Colombie) — 261

La Colombie, maître du terrain — et une place dans l’élite mondiale

Ce classement reflète clairement la domination colombienne dans le cyclisme sud-américain. Outre Quintana, Bernal, Urán et la légende Lucho Herrera, le Top 10 comprend aussi Santiago Botero (6e, 218 points), Miguel Ángel « Supermán » López (7e, 187 points), Esteban Chaves (8e, 179 points), Fabio Parra (9e, 124 points) et Daniel Felipe Martínez (10e, 122 points).

À l’échelle mondiale, Nairo Quintana apparaît à la 71e place parmi les meilleurs coureurs de tous les temps. Il est aussi le seul Sud-Américain à figurer dans ce Top 100 historique, emmené par des noms comme le Belge Eddy Merckx et le Slovène Tadej Pogačar.

Le Giro d’Emilie : le théâtre de la fin

Cette annonce arrive au moment où Quintana s’apprête à effectuer ses derniers tours de manège dans le peloton international. Après avoir disputé le Championnat du monde à Montréal avec la sélection colombienne, le coureur de Cómbita devrait raccrocher officiellement lors du Giro d’Emilie, mettant ainsi un point final à une trajectoire qui a fortement contribué à redessiner la place de l’Amérique latine dans les grands tours.

Points à retenir

  • Le classement récompense des résultats sur la durée, pas seulement un pic de forme (sinon, ça se saurait).
  • La Colombie garde une place centrale : du Tour de France à la montagne, la relève a toujours trouvé le bon rythme.
  • Quintana reste un coureur dont le palmarès parle : Giro, Vuelta, et un style qui n’a jamais vraiment disparu.
  • Le Giro d’Emilie s’annonce comme un moment symbolique : le genre de course où on dit “au revoir” sans faire de bruit, mais en marquant les esprits.
  • Et pendant que les chiffres montent, une question demeure : qui prendra la place… et surtout, à quel moment ?

Au fond, ce qui me frappe, c’est que ce type de classement ne fait pas que compter des points : il raconte une manière de courir, une empreinte, et une ambition collective. En tant que journaliste, je trouve important de regarder ce moment pour ce qu’il est vraiment — non pas une simple “fin de carrière”, mais un signal sur l’avenir du cyclisme sud-américain. Parce qu’après l’adieu, il faut aussi se demander qui aura l’envie, le soutien et la continuité pour continuer l’histoire.


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