Il y a un an, le club de tennis a présenté, lors d’une assemblée générale extraordinaire, ses projets de construction : un agrandissement devrait voir le jour entre le court couvert (la halle de tennis) et le bâtiment du club. Au programme, des sanitaires et une salle destinée aux échanges. Depuis, ces plans sont en pause prolongée : le financement n’est pas encore sécurisé, explique le trésorier Wilhelm Stöcker, dans un point adressé à notre rédaction.
La mécanique est simple sur le papier, plus compliquée dans la réalité. Pour financer un projet estimé à environ 450 000 euros, le club souhaite contracter un prêt d’environ 330 000 euros. Mais la demande bute pour l’instant sur l’absence d’accord : le partenaire historique du club, la banque Landesbank Kreissparkasse, a refusé de soutenir le dossier.
Originaire de la finance, Wilhelm Stöcker résume le problème : « La banque exige une garantie évaluable, que le club comptait pouvoir présenter via la ville. » Concrètement, il était question que la municipalité apporte une forme de caution en cas de besoin. Or, au regard des contraintes budgétaires actuelles, la ville a mis fin à l’espoir côté “garantie”, ce qui a ensuite fait capoter le montage financier proposé par la banque.
Ce qui est prévu sur le site au bord du Danube : par rapport aux installations actuelles, les futurs espaces de douches seraient nettement plus vastes. Chaque zone disposerait d’un secteur séparé, avec des espaces de douche et des vestiaires pour les femmes et pour les hommes. Le club veut aussi saisir l’occasion pour concrétiser d’autres demandes, notamment un petit espace d’attente attenant à la halle, à proximité de deux terrains. L’idée : faciliter la vie des parents qui attendent pendant l’entraînement… et aussi celle des spectateurs, quand ils viennent observer les matches. Enfin, une salle de club est également envisagée.
Le bâtiment actuel qui doit être largement démoli et remplacé. (Photo : Michael Hescheler)
Le casse-tête, ce sont aussi les coûts. Les calculs du club situent le chantier autour de 450 000 euros. En retirant le capital propre évalué à 30 000 euros et une subvention annoncée du Landessportbund de 90 000 euros, le besoin de prêt retomberait à environ 330 000 euros.
En parallèle, les discussions avec une banque régionale avancent, selon le trésorier. Le remboursement est prévu sur une durée de 20 ans. Et surtout, la banque se montrerait disposée à accepter une hypothèque de base (Grundschuld) comme garantie.
Reste une question à régler avant de lancer les travaux
Pendant l’avancement du dossier, un point s’est révélé : il faudra encore résoudre un problème lié au tracé d’un chemin public. En passant derrière la halle de tennis, un trajet mène vers la Zeppelinstraße et la zone commerciale de Schönenberg, mais ce chemin traverse l’aire du club.
Le terrain est associé à deux réalités administratives : la propriété du chemin appartient à la ville, tandis que le club utilise le reste du site sur la base d’un droit d’emphytéose accordé par le Fürstenhaus. « La banque réclame une régularisation au registre foncier », indique le trésorier. En clair : la ville et le Fürstenhaus devront s’accorder sur une solution, actuellement en cours de discussion.
Malgré ces étapes encore à franchir, Wilhelm Stöcker se veut prudentement confiant : « Si tout se déroule comme prévu, nous pourrions commencer les travaux en avril 2027. » Le calendrier tient… tant que la bureaucratie accepte de ne pas jouer au ping-pong.
Points à retenir
- Le projet d’extension (sanitaires + salle de réunion) repose sur un prêt d’environ 330 000 euros, mais tout dépend des garanties demandées par la banque.
- Le soutien municipal était prévu comme “filet de sécurité”, cependant la ville n’a pas pu suivre au moment où le dossier en avait le plus besoin.
- Le club mise sur une nouvelle banque et évoque une garantie de type Grundschuld, ce qui fait avancer les discussions.
- Un autre obstacle subsiste : le chemin public qui coupe la propriété sportive, avec une régularisation nécessaire au registre foncier entre la ville et le Fürstenhaus.
- Le chantier, estimé autour de 450 000 euros, serait financé en partie par des fonds propres et une subvention sportive, puis complété par l’emprunt.
- Si le montage se stabilise, l’objectif affiché est un démarrage en avril 2027— un timing qui dépend surtout des formalités, pas uniquement des engins de chantier.
En tant que journaliste, je trouve que cette histoire dit quelque chose de très concret : quand on veut améliorer un lieu de vie collectif, ce sont rarement les murs qui bloquent… mais plutôt les équations administratives et financières. Alors, de mon côté, j’aimerais bien que la prochaine étape soit celle où tout le monde avance ensemble, sans transformer un projet sportif en dossier interminable. C’est justement pour ça que je garde un œil attentif sur ces dossiers : parce qu’au bout du compte, c’est l’avenir des clubs et des personnes qui les font vivre qui mérite mieux que des “pistes à l’arrêt”.