lun. Juin 29th, 2026
Tsitsipas se sépare de son père : Une décision définitive pour chercher enfin quelque chose de totalement différent

Tsitsipas coupe les ponts avec son père : la séparation semble cette fois définitive

Stefanos Tsitsipas a annoncé que son père, Apostolos, n’est plus son entraîneur, avant ses débuts à Wimbledon 2026.
Le Grec assure que cette fois, il ne compte pas rouvrir la porte : plus de “deuxième chance”.
Il confirme aussi que Thomas Perrin, issu de l’académie de Patrick Mouratoglou, sera présent dans son staff, et que le Français supervisera l’ensemble.

Tsitsipas détaille les raisons de sa rupture

“Il va falloir du temps pour l’accepter, comme lors de notre précédente séparation.
À l’époque, j’avais laissé une petite fenêtre ouverte. Aujourd’hui, je pense qu’il a beaucoup à apporter à d’autres, mais pour moi, je crois qu’il m’a déjà donné tout ce qu’il pouvait me donner.”
Des mots rapportés par Clay Tennis.

Cette décision arrive après une saison marquée par une baisse constante au classement ATP.
Tsitsipas se retrouve aujourd’hui à la 88e place mondiale, et estime avoir besoin d’un changement de cap.
Il explique que la présence de son père à ses côtés lui procurait une forme de confort… mais pas la trajectoire nécessaire pour les “prochains pas” de sa carrière.

“Ces derniers temps, je sentais que le fait d’avoir mon père à côté me donnait de l’aisance,
mais ce n’était pas la solution pour franchir les étapes suivantes et faire quelque chose de différent dans ma carrière.
Bien sûr, je l’aime énormément et je lui souhaite le meilleur. Mais maintenant, je pense d’abord à moi-même et à ce qui est le mieux pour moi.”

Une relation mise à l’épreuve, sur et en dehors du court

Tsitsipas évoque des frictions entre lui et son père, à plusieurs reprises, y compris en dehors des courts.
Il précise aussi que sa mère, Julia Salnikova (ancienne joueuse), a été observée dans le box lors des derniers tournois.
Selon lui, à mesure qu’il grandit, il devient plus compliqué de maintenir une relation stable dans un contexte d’entraînement.

“En grandissant, j’ai trouvé plus difficile de garder une relation stable avec mon père dans un cadre d’entraînement.
J’ai le sentiment qu’on a atteint un point où je cherche quelque chose de complètement différent.
Je le ressentais dans l’énergie quotidienne de notre collaboration.”

Cette rupture n’est pas la première. En 2023, Tsitsipas avait déjà mis un terme à leur collaboration, avant de dire plus tard qu’il regrettait la décision.
Aujourd’hui, il insiste sur le fait que l’histoire ne repartira pas en arrière.
“C’est difficile, parce qu’on a passé beaucoup d’années ensemble sur le circuit, mais en parlant de tout ça maintenant,
je pense qu’on ne travaillera plus ensemble à l’avenir.
Je veux commencer à prendre mes propres décisions et décider pour moi. J’ai d’autres choses en tête, et je ne pense pas qu’elles correspondent à notre façon de travailler récemment.”

Conscient que la nouvelle sera difficile à encaisser pour son père, Tsitsipas conclut :
“Pour aucun père, ce ne serait facile à accepter. Et particulièrement pour lui.
Ne serait-ce que le fait d’avoir travaillé autant d’années avec son fils, puis de se retrouver face à un point final…”

Points à retenir

  • Tsitsipas annonce une séparation avec son père Apostolos avant Wimbledon 2026.
  • Thomas Perrin (académie Mouratoglou) rejoint le staff, avec Patrick Mouratoglou en supervision.
  • Le joueur parle d’un “confort” lié à la présence de son père… qui n’a pas aidé à passer un cap.
  • Les tensions évoquées ne seraient pas cantonnées au court : elles se seraient aussi manifestées au quotidien.
  • Tsitsipas insiste sur l’irréversibilité, après une séparation déjà survenue en 2023 (et finalement regrettée à l’époque).

Et si on met tout ça bout à bout, il y a un message clair : Tsitsipas veut du mouvement, maintenant. Personnellement, je trouve intéressant (et un peu courageux, façon “on arrête de bricoler”) qu’il assume publiquement ce choix, surtout quand on sait à quel point un changement de staff peut perturber autant qu’il peut relancer.
En tant que journaliste, je me dis que le tennis mérite qu’on parle aussi de ces dynamiques familiales et professionnelles, pas seulement des scores — parce que ce sont parfois les mêmes qui finissent par écrire la suite.


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