lun. Juil 20th, 2026

Douze personnes ont été interpellées par la police française après que 145 individus ont signalé avoir été piqués à la seringue lors de la traditionnelle Fête de la Musique, annoncent les autorités ce dimanche.

Des millions de Français ont envahi les rues samedi soir pour célébrer cet événement populaire, notamment à Paris où la préfecture a fait état d’une affluence record. Toutefois, des appels malveillants relayés sur les réseaux sociaux incitaient à cibler les femmes durant les festivités.

Le ministère de l’Intérieur précise que ces 145 plaintes proviennent de toute la France, dont 13 cas recensés dans la capitale. Aucune confirmation n’a été donnée concernant l’usage de substances comme le Rohypnol ou le GHB, fréquemment employés pour des phénomènes dits de « needle spiking », visant à rendre les victimes vulnérables.

“Certaines victimes ont été hospitalisées afin de passer des examens toxicologiques,” précise le ministère.

À Paris, trois victimes, dont une adolescente de 15 ans et un jeune homme de 18 ans, ont déposé plainte après avoir été piquées lors de différents incidents. Tous ont ressenti un malaise par la suite.

Au total, douze suspects ont été arrêtés, dont quatre dans la ville d’Angoulême où environ cinquante cas auraient été recensés. En marge de ces interpellations, près de 370 personnes ont été placées en garde à vue pour divers délits, dont environ 90 à Paris.

Parmi les blessés, quatorze participants ont été touchés gravement, notamment un jeune de 17 ans hospitalisé après avoir été retrouvé assis dans la rue avec une plaie au bas-ventre.

Treize agents des forces de l’ordre ont également été blessés lors des interventions.

Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, assure cependant qu’“aucun incident majeur” n’a été rapporté pendant la soirée.

Points à retenir

  • La Fête de la Musique rassemble chaque année des millions de personnes, rendant difficile la surveillance et la prévention de tels actes.
  • Les mécanismes du « needle spiking » restent flous, notamment en ce qui concerne l’usage effectif de drogues comme le GHB ou le Rohypnol.
  • Une minorité agit manifestement avec une intention malveillante, mais les conséquences pour les victimes sont loin d’être anodines.
  • Les forces de l’ordre ont été fortement sollicitées, autant pour traiter ces agressions que pour gérer l’ordre public et la sécurité générale.
  • Malgré une affluence record, les autorités souhaitent minimiser l’ampleur des troubles, sans pour autant éluder la gravité de certaines situations.

En résumé, pendant que tout le monde danse au rythme de la musique, certains profitent du tumulte pour jeter une ombre sombre sur la fête. On se demande si la prochaine édition sera accompagnée d’une campagne de sensibilisation aussi forte que la playlist officielle. Mais bon, tant qu’il y aura des poches dans lesquelles glisser une seringue, la fête risque de ne jamais être tout à fait innocente…


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *