Le Davis Cup fait son retour à Vienne après 18 ans. Pour le duel entre l’Autriche et la Belgique, les 18 et 19 septembre, un court en terre battue a été spécialement aménagé au Wiener Athletiksport Club (WAC). La surface est conçue de façon très similaire à celle des courts des French Open à Paris.
Vienne, quartier Leopoldstadt. Il a fallu des tonnes de gravier, de calcaire et une fine couche — à peine quatre millimètres — de sable rouge de tennis reconnaissable entre tous pour préparer l’installation du WAC au rendez-vous Davis Cup. Les 18 et 19 septembre, l’équipe autrichienne dispute sur place sa chance de décrocher une place dans le « Final 8 », réservé aux huit meilleures nations de tennis au monde.
Le chantier a été mené tambour battant : en un peu plus d’une semaine, le club a monté un court répondant aux standards internationaux. D’abord, la pelouse a été retirée sur une surface de 42 mètres sur 22. Ensuite, 300 tonnes de gravier ont été utilisées pour constituer la base. Une couche de calcaire a été ajoutée puis compactée, avant d’aboutir à la finition avec le sable rouge visible en surface.

D’après le constructeur d’installations de tennis et de sport Johann Tikale, cette méthode présente un intérêt concret : « Cette construction a l’avantage de permettre au court d’arriver rapidement dans un état solide et d’être jouable dès quatre à cinq jours après la fin des travaux », explique-t-il.
Retour après 18 ans
Du côté de l’Autriche, l’enjeu est clair contre la Belgique : en cas de succès, l’équipe se qualifierait une deuxième fois d’affilée pour le « Final 8 », qui se tiendra fin novembre à Bologne.
Le président de l’ÖTV, Richard Grasl, affiche sa joie de retrouver la compétition dans cette enceinte chargée d’histoire : « Le petit frisson est déjà là. Nous sommes tous impatients de voir le Davis Cup revenir à Vienne après 18 ans — et dans un lieu si emblématique, où s’est déroulé en 1902 le tout premier match international de l’histoire de l’équipe nationale de football autrichienne », poursuit-il.
Le capitaine de la sélection autrichienne, Jürgen Melzer, voit aussi des points communs avec les confrontations passées contre la Hongrie et le Japon. « Là aussi, nous étions les outsiders. Et pourtant, nous avons fini par nous imposer. Le Davis Cup a ses propres règles. Contre la Belgique, il nous faudra tout simplement un week-end parfait pour réussir ici », estime-t-il, convaincu.
Points à retenir
- Le court a été créé en urgence mais selon une logique très “grands tournois”, avec une finition au sable rouge comparable à celle des French Open.
- La préparation a mobilisé des quantités impressionnantes de matériaux : gravier, calcaire… et une couche très précise de sable.
- Le timing est un vrai sujet : l’objectif annoncé est d’avoir une surface jouable assez vite, sans attendre une éternité.
- Pour l’Autriche, cette rencontre n’est pas seulement “un match de plus” : un succès peut ouvrir la porte du « Final 8 » pour la deuxième fois de suite.
- Et comme souvent en Davis Cup, l’étiquette de favori ne garantit pas grand-chose : Melzer rappelle que l’édition 2026 a ses propres lois.
À mon avis, ce retour du Davis Cup à Vienne après 18 ans ressemble à un mélange réussi de logistique millimétrée et d’émotion collective. Quand je vois qu’on peut recréer un court “à la manière des grands” en si peu de temps, je me dis que le sport sait aussi être pragmatique… tout en restant profondément humain. Et moi, en tant que journaliste, je trouve important de défendre ces moments : ils rapprochent les disciplines, réveillent des lieux historiques et donnent envie de soutenir le tennis local — pas seulement le regarder.