lun. Juil 20th, 2026

Les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, réunis au sein du groupe E3, se sont retrouvés à Genève le vendredi 20 juin 2025, en compagnie du Haut Représentant de l’Union européenne, pour une rencontre avec leur homologue iranien.

Inquiets face à la montée des tensions au Moyen-Orient, ils ont réaffirmé leur engagement inébranlable envers la sécurité d’Israël. Ils ont insisté sur la nécessité pour toutes les parties d’éviter toute action susceptible d’envenimer la situation, appelant à une solution négociée urgente pour empêcher que l’Iran ne se dote jamais d’une arme nucléaire.

Les ministres et le Haut Représentant ont rappelé leurs préoccupations de longue date concernant l’expansion du programme nucléaire iranien, qu’ils estiment dépourvu de toute finalité civile crédible, en violation quasi totale des engagements pris dans le cadre du Plan d’action global conjoint (JCPOA). Ils ont évoqué les pistes possibles pour parvenir à un accord, soulignant l’urgence du dossier.

Ils ont manifesté leur volonté de poursuivre les discussions sur tous les aspects liés au programme nucléaire iranien ainsi que sur d’autres dossiers connexes.

Le soutien total au Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été rappelé, avec un appel ferme à l’Iran pour qu’il coopère pleinement avec l’Agence, conformément à ses obligations légales, et à la lumière du dernier rapport de l’AIEA sur les contrôles effectués en Iran.

Enfin, les ministres ont souligné leur appui aux efforts des États-Unis en faveur d’une solution négociée et ont exprimé leur volonté de se retrouver prochainement pour poursuivre le dialogue.

Points à retenir

  • Le groupe E3, avec l’Union européenne, maintient un discours ferme mais diplomatique face à l’Iran, préférant la négociation au risque militaire – pour l’instant.
  • La question du programme nucléaire iranien reste au cœur des inquiétudes, avec une large défiance vis-à-vis de ses ambitions civiles.
  • L’AIEA, pilier technique et vérificateur impartial, continue d’être soutenue sans réserve – parce qu’un peu de transparence ne peut pas faire de mal.
  • Les États-Unis, malgré leurs propres embrouilles, restent partenaires clés dans la recherche d’une issue politique à ce dossier explosif.
  • Tout cela se passe à Genève, ville proverbiale de la négociation, où les discussions semblent interminables, mais au moins… elles ont lieu.

Au fond, on ne peut s’empêcher de se demander si cette urgence répétée ne finit pas par perdre de son sens. Négocier, négocier, négocier… entre des promesses, des accusations et des rapports techniques, les jours passent et on tourne quelque part en rond. Mais bon, continuons de croire à la diplomatie, sinon on risquerait d’avoir recours à des méthodes nettement moins poétiques. Après tout, si l’histoire nous a appris une chose, c’est bien que rien ne bouge jamais aussi vite que lorsqu’il ne faut surtout pas que ça bouge.


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