Lors d’un match amical totalement fou à Grenoble, l’équipe de France a réalisé un spectaculaire retour pour s’imposer 3-2 face au Brésil. Menées 0-2 dès la 12e minute, les Françaises ont trouvé la force de renverser la situation grâce à trois joueuses qui ont marqué les esprits.
Grace Geyoro a été la lueur d’espoir au cœur du milieu de terrain : elle a d’abord relancé les Bleues juste avant la pause (45e minute), puis a égalisé en seconde période d’un tir dévié (56e minute), offrant un doublé décisif qui a complètement changé la donne.
Entrée à la mi-temps, Katoto s’est tout de suite rendue disponible pour ses coéquipières avant de marquer le but victorieux à la 76e minute. Sa tête parfaitement placée d’une précision redoutable a scellé le score à 3-2.
Partant du milieu de terrain, Karchaoooui a constamment mis la pression sur les Brésiliennes grâce à ses accélérations tranchantes. Sans inscrire de but ni délivrer de passe décisive, son énergie a constitué un véritable atout offensif pour les Bleues.
Photo : Alex Martin – AFP
Points à retenir
- Un début catastrophique n’est pas toujours synonyme de fin de l’espoir. Savoir renverser la vapeur reste un sport national, même en amical.
- Grace Geyoro a dynamiquement montré qu’elle sait prendre les commandes, prouvant que le milieu de terrain est parfois plus qu’une simple zone de transition.
- Katoto n’a pas attendu longtemps pour confirmer que les changements à la pause peuvent être décisifs… surtout quand on sait viser la cage.
- Karchaoooui, bien que discrète au tableau d’affichage, a joué son rôle de métronome offensif avec la constance d’un métronome swinguant.
- Le Brésil virevoltant aura laissé un goût amer, malgré cette production offensive à deux reprises rapide.
Au final, ce match rappelle que le football féminin, par son intensité et ses retournements, peut encore surprendre – même quand on s’attend à une promenade brésilienne. Cela dit, entre un scénario improbable et une victoire arrachée de justesse, on se demande si la devise « plus jamais » ne pourrait pas s’appliquer à certains débuts de rencontres. On rigolera jaune, en observant: la capacité à s’auto-saboter est décidément une spécialité bien française… et ça n’est pas prêt de changer.