
Avant le début de cette édition 2025 de Roland-Garros, la Française de 22 ans, Lois Boisson, avait accumulé 148 009 dollars de gains lors de sa carrière professionnelle.
En l’espace de deux semaines, cette jeune joueuse a vu ce montant multiplié par cinq, grâce à son parcours exceptionnel jusqu’en demi-finale.
Pour sa performance, elle empochera la coquette somme de 784 269,15 dollars, bien qu’elle ait été largement dominée jeudi par la N°2 mondiale, Coco Gauff, sur un score de 6-1, 6-2.
Alors que Gauff se prépare à affronter en finale la numéro un mondiale Aryna Sabalenka, qui a éliminé la quadruple tenante du titre Iga Swiatek en trois sets, Boisson quitte le tournoi avec la certitude de pouvoir rivaliser lors des Grands Chelems, elle qui avait déjà atteint les demi-finales à Paris malgré une déchirure du ligament croisé antérieur seulement une semaine avant la compétition, l’an dernier.
« Je n’ai pas vraiment pensé à ce qui va suivre, car je viens juste de terminer ce match », confiait Boisson. « Quand on gagne plus de matches et qu’on entre dans le Top 100, les gens commencent à s’intéresser davantage à nous. C’est normal. Mais non, je ne ressens aucune pression particulière à ce sujet. J’ai une excellente équipe autour de moi, et je compte bien rester les pieds sur terre, tout ira bien. »
Sur son chemin vers les demi-finales, la Française a battu la N°3 Jessica Pegula et la N°6 Mirra Andreeva, mais face à Gauff, l’écart s’est creusé, la jeune Américaine visant son deuxième titre majeur samedi.
Face à Gauff, Boisson a réalisé seulement huit coups gagnants pour 33 fautes directes, à l’inverse de sa progression spectaculaire au classement WTA, où elle grimpe près de 300 places, passant de la 361e à la 65e place mondiale.
Au départ du tournoi, elle était la 24e Française au classement. Dès lundi prochain, elle deviendra officiellement la N°1 française.
Points à retenir
- Une progression fulgurante : passer de la 361e à la 65e place en un seul tournoi, même à Roland Garros, ce n’est pas donné à tout le monde.
- Lois Boisson prouve que les blessures graves ne sonnent pas toujours la fin du rêve, même une déchirure du ligament croisé antérieur.
- Les jeunes pousses comme Boisson et Gauff bousculent le tennis féminin et rappellent que la relève est proche, pour le plaisir ou le stress des anciennes.
- La pression médiatique arrive avec les résultats, mais Boisson semble garder les pieds sur terre – au moins pour l’instant.
Au fond, cette jeune Française nous offre une histoire classique du sport moderne : un saut spectaculaire vers le succès, quelques surprises, un brin d’audace et beaucoup de travail. Reste à voir si elle saura éviter le fameux « effet yo-yo » du classement, ou si elle deviendra surtout une belle anecdote à raconter depuis le canapé. Moi, je me demande seulement quand le tennis va arrêter de nous vendre des success stories sorties du chapeau alors qu’on sait bien que la vraie vie, ce n’est jamais aussi simple. Mais bon, continuons à rêver, ça ne coûte rien… pour l’instant.