Liebherr, le géant européen des machines, projette d’ériger une nouvelle usine à Nambsheim, en Alsace, non loin de la frontière allemande. Ce site se spécialisera dans la fabrication de cabines pour engins de chantier, à proximité de leur implantation existante à Colmar.
La production devrait débuter début 2028, avec un effectif prévu de 200 salariés. Le groupe prévoit d’investir environ 100 millions d’euros dans ce projet industriel d’envergure.
Le choix de Nambsheim n’est pas anodin : le parc d’activités local bénéficie d’une situation stratégique avantageuse, proche des autres installations du groupe. Un permis de construire a d’ores et déjà été déposé pour ce nouveau site Liebherr-EMtec, qui symbolise le lancement d’une nouvelle étape dans le développement industriel du groupe en France.
Cette usine sera un centre d’expertise dédié à l’assemblage des cabines pour engins de terrassement. Dès sa phase initiale, elle est conçue pour produire 10 000 cabines par an. Pensée selon un concept moderne, la production reposera sur des cellules autonomes, une logistique agile, l’automatisation, la traçabilité digitale et une gestion des processus pilotée par les données. Liebherr souhaite ainsi centraliser son savoir-faire stratégique au sein de ce nouveau pôle.
Cette annonce fait suite à l’intention du groupe d’augmenter la capacité de production de chargeuses sur pneus en Autriche. L’usine actuelle de Bischofhofen, qui emploie 1 200 personnes sur 170 000 m², produit jusqu’à 7 000 chargeuses annuellement. Mais face à une demande croissante, Liebherr prévoit de porter ce volume à 10 000 engins par an.
Points à retenir
- L’Alsace n’a pas seulement son vin et sa choucroute, mais aussi désormais ses cabines d’engins de chantier made in Liebherr.
- 200 emplois annoncés, un brin d’espoir pour la région, surtout avec 100 millions d’euros en jeu.
- Un site moderne, presque futuriste : automatisation, cellules autonomes, logistique agile… on dirait un film de science-fiction, mais non, c’est juste l’industrie maitrisée.
- Une production qui vise 10 000 cabines par an, histoire de faire tourner les pelleteuses et autres monstres de l’excavation à plein régime.
- Le groupe Liebherr ne s’arrête pas là : montée en cadence aussi en Autriche pour répondre à une demande apparemment insatiable de machines lourdes.
En résumé, on dirait bien que la mécanique lourde reprend du service en Europe, entre modernisation et extension industrielle. Mais pendant que l’usine de Nambsheim sera bientôt un temple de l’innovation mécanique, on peut se demander si cette fièvre productive collera encore longtemps avec les exigences écologiques et sociétales du moment. À nous tous de juger si sortir toujours plus de machines est un progrès… ou si l’on continue à creuser un peu trop, à tous les sens du terme.