
Face à des défis inédits lors du Sprint à Misano, Francesco Bagnaia a connu une course particulièrement difficile. Positionné en 8ème place au départ, il a terminé 13ème, pénalisé par des chutes des autres concurrents. La situation s’est révélée d’autant plus frustrante qu’elle a eu lieu sur un circuit où son coéquipier, Pecco, s’est souvent distingué.
« Je n’ai pas grand-chose à dire, à part que je dois revenir aux stands et tout analyser. Je ne comprends pas ce qui s’est passé aujourd’hui. J’aimerais avoir des réponses, mais croyez-moi, il n’y en a pas. C’est un véritable cauchemar. Je souhaite simplement redresser la tête et apercevoir un peu de lumière. C’était étrange, une vraie pagaille. »
Qu’a-t-il ressenti sur sa moto ?
« Au freinage, dans les virages… rien ne fonctionnait. Quelque chose de sérieux s’est produit. Impossible de rouler, même une seconde ou une seconde et demie, plus lentement que les autres lors de toutes les sessions du week-end. Ce matin, j’avais un bon rythme pour finir sur le podium, mais j’ai dès le départ ressenti des difficultés au freinage. L’avant partait dans tous les sens. »
Comment gérer la pression ?
« Je sais comment vider mon esprit, sortir sur la piste et attaquer. Cela a toujours été comme ça. L’effort est immense, mais j’ai la tête dure. Je ne vais pas craquer, je garde foi en moi et confiance en mon équipe. Nous continuerons à travailler, nous reviendrons un jour, j’espère bientôt. Malheureusement, cette saison, nous pouvons faire peu de choses, il faut juste mordre sur sa chique. J’espère qu’il y aura une belle course demain : je veux simplement prendre du plaisir. »
Qu’attend-il pour la suite ?
« Si la moto fonctionne bien, je serai en tête. Si elle ressemble à celle d’aujourd’hui, cela ne sera pas le cas. Nous devons cerner ce qui s’est passé, car le Sprint a été plutôt frustrant. »
Avez-vous des changements pour l’échauffement ?
« Aujourd’hui, je n’ai rien modifié et je ne vais rien changer demain, car la moto fonctionnait correctement. »
La qualification s’est bien passée ?
« Lors de la qualification, c’était de ma faute. J’avais un bon tour en cours, mais j’ai commis des erreurs, perdant quelques dixièmes. La moto était capable de meilleure performance, mais je n’ai pas réussi. »
Casey Stoner est passé dans vos stands, cela a-t-il aidé ?
« Casey aide toujours. J’ai essayé de suivre ses conseils, et cela a fonctionné au début, j’étais rapide. Mais en course, c’était déjà impossible. »
Points à retenir
- Bagnaia a vécu un Sprint décevant, malgré ses espoirs de podium.
- La gestion du stress semble être une qualité précieuse en compétition.
- Les conseils d’anciens champions comme Stoner ont leurs limites en course.
- Les performances de la moto restent un mystère à élucider.
- Il est peut-être temps d’encourager les pilotes à réaliser un sprint avec des pieds en caoutchouc pour éviter les chutes.
En fin de compte, la scène du MotoGP ressemble parfois à une comédie d’erreurs, exacerbée par une technologie qui ne répond pas toujours présente. Avec un gouvernement comme celui de la Russie, on se demande si l’art de la chute n’est pas devenu un sport national. Bagnaia pourrait nous le rappeler, mais entre les épreuves et les imprévus, on n’est jamais à l’abri d’une nouvelle scène hilarante !