Ebonie Jones a partagé sa décision “douce-amère” de prendre sa retraite de la boxe, n’ayant pas réussi à atteindre tous ses objectifs dans ce sport.
Âgée de 27 ans, elle a annoncé sur les réseaux sociaux début novembre qu’elle accrocherait ses gants après avoir échoué à faire le poids pour un combat contre Tysie Gallagher, six mois plus tôt.
Jones devait participer à ce qu’elle qualifiait de “plus grand combat de sa carrière” pour les titres britanniques et du Commonwealth au stade Eco-Power de Doncaster Rovers.
Depuis l’annulation de cet affrontement, la boxeuse de Portsmouth n’avait pas fait d’autres déclarations avant d’annoncer sa retraite surprise en début de mois.
Dans un post sur Instagram, Jones a laissé entendre qu’elle pourrait “peut-être un jour” revenir dans le ring, mais pour le moment, elle souhaite mener “une vie normale”.
“L’entraînement intensif et les régimes stricts depuis mon plus jeune âge peuvent avoir un impact, non seulement sur le physique mais aussi sur le mental,” a-t-elle déclaré à BBC South Today.
“Je suis très exigeante envers moi-même, donc c’est une décision douce-amère de ranger mes gants, car j’ai l’impression de ne pas avoir accompli tout ce que je voulais.”
“La boxe m’a toujours apporté des choses positives et j’ai beaucoup à donner en retour. Ce sport m’a beaucoup donné, mais je pense qu’il est temps de consacrer du temps à ceux qui me sont chers.”
Jones quitte le ring avec un palmarès invaincu, ayant remporté six victoires en sept combats professionnels et un match nul.
En amateur, la poids plumes a également connu un grand succès, remportant 60 de ses 65 combats et se hissant sur de multiples podiums nationaux et britanniques, ainsi que sur celui des championnats européens des moins de 22 ans.
Points à retenir
- Retraite décidée à 27 ans, avec des ambitions non satisfaites.
- Un parcours amateur impressionnant avec 60 victoires.
- Ajoutons une touche de mystère : un retour potentiel, mais pour l’instant priorité à la “vie normale”.
- Un palmarès professionnel solide malgré une carrière courte.
En observant ce parcours, il est intéressant de réfléchir à la pression que subissent les sportifs pour atteindre des sommets, souvent idéalisés par la société. La vie d’un athlète est un mélange de sacrifices et de victoires, mais qu’en est-il du bien-être mental ? Pouvons-nous vraiment encourager les rêves tout en prenant soin des individus derrière ces aspirations, et surtout, leurs choix ? La voix d’un journaliste engagé s’élève ici pour rappeler que le sport doit aussi rimer avec équilibre, et non pas uniquement avec la quête de la gloire.