Tiafoe renverse tout et rejoint une nouvelle fois le dernier carré à l’US Open
Après un comeback spectaculaire, l’Américain s’est qualifié pour les demi-finales — et pourrait retrouver Carlos Alcaraz.
L’Américain Frances Tiafoe a frappé fort : après avoir mené la course avec panache puis s’être retrouvé en difficulté, il a atteint pour la troisième fois le demi-finales de l’US Open. À 28 ans, il a notamment inversé la tendance pour la troisième fois de sa carrière en revenant après avoir perdu les deux premiers sets, puis il s’est imposé face à son compatriote Alex Michelsen dans un match à suspense : 5-7, 3-6, 7-5, 6-3, 7-6 (10-6).
La suite pourrait lui réserver un scénario familier : comme en 2022, il pourrait défier le grand Carlos Alcaraz. Le numéro de départ espagnol, sept fois vainqueur de Grand Chelem, affrontera dans son quart de finale cette nuit Ben Shelton.
Michelsen, jusqu’alors plutôt tranchant, a eu sa chance au moment le plus délicat : à 5-4 dans le troisième set, il a servi pour prendre le contrôle… avant de vaciller. Tiafoe, lui, a aussi connu un temps mort au tie-break décisif, puisqu’il était même mené 0-3 dans la manche finale. Mais il a retrouvé de l’énergie, a relancé le bras, et surtout a tenu sous pression, poussé par le public.
Résultat : comme en 2022 et en 2024, il se hisse parmi les quatre derniers à New York. C’est d’ailleurs la progression la plus significative de son parcours dans ce tournoi : il n’avait encore jamais dépassé ce stade en Grand Chelem. Et d’ici lundi, sa qualification devrait aussi le propulser dans le top 10 du classement mondial.
Points à retenir
- Tiafoe a signé un retour après avoir concédé deux sets, un exercice pas si fréquent que ça… même pour un joueur complet.
- Michelsen a eu des balles pour passer devant — et c’est précisément là que la dynamique a basculé.
- Le tie-break final (10-6) confirme une chose : quand ça accélère, l’expérience compte aussi… et pas seulement la puissance.
- Si Alcaraz et Shelton suivent le calendrier, on pourrait assister à une affiche très “déjà-vu”… mais rarement dénuée d’enjeux.
En tant que spectateur, je trouve fascinant ce contraste entre le “presque” de Michelsen et le “ça repart” de Tiafoe. Un match comme celui-ci rappelle que le tennis n’est pas seulement une suite de gestes : c’est une bataille mentale, parfois drôle dans sa brutalité. Et à mon sens, ce sont justement ces histoires-là — des retours, des doutes, puis un sursaut — qui méritent qu’on parle de la performance au-delà du simple score. Parce que le sport, quand il est vivant, donne envie de regarder plus loin… et d’exiger de vraies émotions, pas juste des statistiques.