Tout comme lors de leur affrontement en avril, Eubank et Benn doivent respecter une clause de réhydratation, stipulant qu’aucun des deux boxeurs ne peut prendre plus de 4,5 kg entre la pesée de vendredi et le matin du samedi.
L’équipe de Benn estime que cette clause égalise quelque peu les chances, surtout en raison de la différence de poids, Benn grimpant de deux catégories pour ce combat.
Ce sujet a d’ailleurs largement suscité des débats dans les semaines qui ont précédé les combats.
En avril, Eubank avait manqué la limite des poids moyens de 72,6 kg d’un cheveu, dépassant de 0,02 kg lors de la pesée, mais il s’était avéré être bien en dessous de la limite de réhydratation le lendemain.
Les boxeurs ont généralement recours à une perte de graisse durant leur camp d’entraînement pour se rapprocher du poids convenu. Juste avant la pesée, qui a lieu un jour avant le combat, ils peuvent se déshydrater pour perdre les derniers kilogrammes restants.
Cette perte de poids en eau juste avant le combat leur permet de se réalimenter plus facilement avec de la nourriture et de l’eau. Eubank mentionne qu’il a l’habitude de reprendre environ 6,3 kg après la pesée.
Points à retenir
- La clause de réhydratation, bien qu’un peu contraignante, vise à équilibrer les forces en présence.
- La montée en catégorie de Benn fait l’objet de discussions, mais c’est à lui de prouver qu’il est à la hauteur.
- L’importance de la pesée, un rituel presque sacré pour les boxeurs, ne doit pas être sous-estimée.
- Eubank semble avoir maîtrisé l’art de la reprise de poids, un talent en soi dans le monde de la boxe.
En regardant l’ensemble de cette situation, on ne peut s’empêcher de se demander si toutes ces stratégies ne sont pas une manière détournée d’élever le suspense autour des combats. Chaque détail est pris en compte, chaque chiffre pesé. Peut-être qu’à l’avenir, on assistera à une standardisation de ces clauses pour garantir une équité optimale, car après tout, dans ce sport, l’équilibre des forces est essentiel. En tant que journaliste, je m’interroge souvent sur cette course à l’égalité dans un sport aussi chargé en émotions et en tensions.