La BBBofC envisage une nouvelle division à 185 livres pour combler l’écart entre le léger et le cruiserweight
La British Boxing Board of Control (BBBofC) envisage l’introduction d’une nouvelle division masculine des poids léger-lourd (light cruiserweight) avec une limite de 185 livres (environ 84 kg), dans le but de réduire ce que le board perçoit comme le plus grand écart de poids parmi les catégories professionnelles.
La proposition est à ses débuts. Le secrétaire général Robert W. Smith a récemment pris contact avec les détenteurs de licence pour recueillir leurs retours avant toute décision.
Si elle était retenue, cette nouvelle catégorie viendrait se situer entre les limites actuelles du poids lourd-léger (175 livres, environ 79 kg) et du cruiserweight (200 livres, environ 91 kg). Le BBBofC estime que cette division supplémentaire offrirait une progression plus sûre et plus naturelle pour les boxeurs qui, aujourd’hui, se sentent sous-dimensionnés pour le cruiserweight mais peinent à rester en light heavyweight.
Pour expliquer le raisonnement, Smith a cité l’écart de 25 livres entre le light heavyweight et le cruiserweight — « le plus grand de toutes les divisions ». Avec des athlètes modernes plus grands et plus forts, les responsables estiment que ce serait un changement important en matière de santé et de sécurité, a-t-il déclaré dans une interview relayée par Yahoo Sports Uncrowned.
Si adoptée, la nouvelle division légère-lourds viendrait donc compléter les limites existantes sans créer une catégorie au-delà du cruiserweight. Le BBBofC voit dans cette mesure une solution potentielle à un problème persistant, sans nécessairement impliquer une réorganisation complète des divisions au-dessus du cruiserweight.
La proposition diffère du bridgerweight du WBC, instauré en 2020 avec une limite de 224 livres (environ 101,6 kg) entre le cruiserweight et le heavyweight. Le WBC continue de sanctionner le bridgerweight, mais la division demeure éloignée des grands combats et des noms phares. La WBA avait également reconnu une catégorie similaire sous le nom de « super cruiserweight » avant d’y mettre fin plus tôt cette année.
Contrairement au bridgerweight, la proposition du BBBofC vise à combler le traditionnel écart entre le light heavyweight et le cruiserweight, plutôt que de créer une division au-dessus du cruiserweight. Reste à voir si d’autres instances suivront l’exemple britannique, mais le débat sur la nécessité d’une nouvelle division ou sur une solution ponctuelle à un problème existant est lancé.
Points à retenir
- Projection d’une nouvelle division légère-lourds avec une limite à 185 livres (≈84 kg), entre le light heavyweight et le cruiserweight.
- L’écart actuel entre les divisions légers et cruiserweight est de 25 livres (≈11,3 kg), le plus important parmi les catégories professionnelles.
- La motivation invoquée combine l’évolution des physiques des athlètes et des considérations de santé et de sécurité.
- Le plan diffère du bridgerweight du WBC (224 livres) et cherche à traiter un écart historique plutôt que d’ajouter une catégorie au-dessus du cruiserweight.
- Le dossier est à un stade préliminaire et dépendra des retours des détenteurs de licence.
- On ignore encore si d’autres fédérations suivront l’initiative britannique.
Pour ma part, ce dossier illustre une tension entre sécurité et compétitivité qui traverse le boxing moderne. En tant que journaliste, je continuerai à suivre les données et les positions des acteurs impliqués, afin d’apporter une information claire et équilibrée au public. Je reste persuadé que le sport gagne à évoluer avec transparence, sans faire passer la sécurité des boxeurs au second plan.
Journaliste engagé, LesNews