Bilan de Jon Rahm à The Open Championship: une régularité qui parle d’elle-même

Jon Rahm entame cette semaine sa dixième participation au The Open, quatrième et dernier grand du calendrier et le plus ancien championnat de golf au monde. Depuis ses débuts en 2016, le Basque a fait du Major l’un des terrains où il s’est le mieux adapté au jeu de links, démontrant une constance notable dans des conditions souvent changeantes.
Le bilan de Rahm à The Open parle de lui-même. Sur neuf participations, il a passé le cut à huit reprises; Carnoustie en 2018 reste l’unique édition où il n’a pas franchi le week-end. Par ailleurs, dans quatre des huit apparitions dans le top, il a terminé dans le Top 7, avec une seconde place à Royal Liverpool GC en 2023 où Brian Harman a limité ses ambitions de Claret Jug.
Sa prestation à Hoylake en 2023 demeure l’une des plus marquantes de sa carrière en Grand: un tournant 63 lors du troisième tour, soit le score le plus bas de son histoire dans The Open et l’une des meilleures prestations récentes du tournoi.
Les chiffres confirment cette régularité. Sur les 34 tours disputés dans The Open Championship, 20 ont bouclé à 70 coups ou moins, signe d’une capacité à s’ajuster aux conditions climatiques et à la stratégie imposée par le golf britannique. Sur le plan financier, ses performances dans ce Major lui ont rapporté au total 2.603.259 dollars.
Le seul précédent de Rahm sur Royal Birkdale, où se tient l’édition 2026, remonte à 2017. À l’époque, il avait fini à égalité à la 44e place après des tours de 69, 74, 70 et 70 pour un total de 283 (+3). Neuf ans plus tard, il revient sur ce parcours historique de Southport, désormais considéré comme l’un des grands favoris et avec pour objectif d’ajouter la Claret Jug à un palmarès déjà riche (US Open 2021 et Masters 2023).
Avec deux victoires cette saison sur LIV Golf et après être revenu parmi les grands protagonistes du golf mondial, Rahm vise à devenir le deuxième Espagnol à remporter The Open Championship, après l’héritage de Seve Ballesteros, vainqueur en 1979, 1984 et 1988.
| Année | Terrain | Palmarès | Jour 1 | Jour 2 | Jour 3 | Jour 4 | Rés. | Gains |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2016 | Royal Troon | T59 | 74 | 71 | 73 | 75 | 293/+9 | $21.034 |
| 2017 | Royal Birkdale | T44 | 69 | 74 | 70 | 70 | 283/+3 | $31.070 |
| 2018 | Carnoustie | CUT | 69 | 78 | 0 | 0 | 147/+5 | $5.074 |
| 2019 | Royal Portrush | T11 | 68 | 70 | 68 | 75 | 281/-3 | $171.700 |
| 2020 | COVID-19 annulé | |||||||
| 2021 | Royal St George’s GC | T3 | 71 | 64 | 68 | 66 | 269/-11 | $682.500 |
| 2022 | St Andrews | T34 | 73 | 67 | 71 | 70 | 281/-7 | $68.906 |
| 2023 | Royal Liverpool GC | T2 | 74 | 70 | 63 | 70 | 277/-7 | $1.084.625 |
| 2024 | Royal Troon | T7 | 73 | 70 | 72 | 68 | 283/-1 | $451.833 |
| 2025 | Royal Portrush GC | T34 | 70 | 72 | 69 | 70 | 281/-3 | $86.517 |
| Total gains | $2.603.259 | |||||||
OpenGolf, média spécialisé dans le golf, suit avec attention les performances de Rahm et offre une couverture fidèle des grands rendez-vous mondiaux. Pour LesNews, ce bilan illustre une image claire d’un joueur qui parvient à rester compétitif au plus haut niveau, même lorsque les circonstances changent rapidement.
Points à retenir
- Rahm a passé le cut dans 8 des 9 participation à The Open; Carnoustie 2018 est l’exception notoire.
- Quatre Top 7 en neuf apparitions indiquent une capacité à rester dans le peloton des prétendants, notamment en 2023 à Royal Liverpool.
- Le tour de 63 à Hoylake en 2023 demeure l’un des meilleurs scores en carrière lors d’un Grand pour Rahm.
- Sur 34 tours disputés dans The Open, 20 ont été bouclés en 70 coups ou moins, démontrant une adaptation efficace au golf britannique.
- Le palmarès en The Open s’est enrichi avec une progression continue et un objectif clair: ajouter la Claret Jug à son parcours déjà riche (US Open 2021, Masters 2023).
- Le retour sur Royal Birkdale, après 2017, confirme une réévaluation du contexte et des chances, dans un parcours qui peut être impitoyable mais aussi généreux selon les jours.
- Deux victoires LIV Golf cette saison renforcent la position de Rahm comme acteur majeur du golf moderne, tout en alimentant le débat sur l’équilibre entre les circuits traditionnels et nouveaux formats.
Personnellement, je lis dans ce parcours une démonstration de constance plus que de fulgurances. Rahm s’inscrit comme un repère dans un paysage tourmenté par les mutations du circuit et les pressions médiatiques; il incarne une tension entre excellence sportive et évolutions structurelles du golf. Le Open s’annonce serré, et le suivi continu de ce duel entre tradition et changement sera, pour moi, une boussole pour comprendre où va ce sport. En tant que journaliste engagé, je continuerai à relier les performances sur le green aux enjeux qui entourent le jeu et à inviter le public à réfléchir à ce que ce sport peut devenir, tout en rendant hommage à ceux qui, comme Rahm, s’efforcent de le faire avancer avec discipline et sens du collectif.