sam. Août 22nd, 2026
Julian Alaphilippe mettrait fin à sa carrière professionnelle plus tôt que prévu, selon des rumeurs

Julian Alaphilippe aurait bien pu inscrire un numéro pour la dernière fois. Le coureur, lié à Tudor Pro Cycling jusqu’au terme de 2027, ne prévoit pas de disputer davantage de courses cette saison. Et, selon L’Equipe, il mettrait également fin à son contrat plus tôt que prévu afin de prendre sa retraite dès maintenant.

Le média Wielerflits avait déjà évoqué une rupture imminente du contrat. Puis L’Equipe a confirmé, sources à l’appui, que la dernière course d’Alaphilippe avait bel et bien déjà eu lieu.

Le coureur français avait d’ailleurs laissé entendre, lors du Tour de France, que la fin était proche—plutôt tôt que tard—malgré un contrat de trois ans signé avec Tudor, courant jusqu’à la fin de la saison suivante.

Après s’être battu sur l’Alpe d’Huez, où il termine à 26 minutes du vainqueur de l’étape, Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), en 29e position, Alaphilippe a lâché, non sans une certaine franchise : « C’est peut-être ma dernière. J’en ai profité, j’ai donné tout ce que je pouvais, pas forcément avec beaucoup de réussite, mais je n’ai rien laissé de côté. »

Ambiance et suite à venir. LesNews a sollicité Tudor Pro Cycling au sujet de ces informations concernant une retraite. Pour l’instant, aucun communiqué officiel n’a été publié, mais des éléments devraient être partagés dès que l’équipe confirmera les détails.

Tout au long de sa carrière, Julian Alaphilippe a conquis le public non seulement par ses résultats, mais aussi par son style de course, capable d’apporter du suspense à chaque sortie, avec ou sans victoire au bout. Pendant une grande partie de la décennie passée au WorldTour avec Quick-Step, les triomphes étaient réguliers et souvent prestigieux.

À cette période, il cumule six victoires d’étape sur le Tour de France, 18 jours en jaune, trois succès sur La Flèche Wallonne, et ajoute aussi à son palmarès l’or de Milan-San Remo et de Strade Bianche. Au total, son compteur de victoires UCI s’élève désormais à 45.

Mais l’éclaircie a fini par se raréfier au fil des dernières années, d’abord avec Soudal-Quickstep, où le directeur sportif, Patrick Lefevere, a fini par se montrer plus direct à propos des performances du coureur après tout ce qu’il avait apporté au fil des saisons.

Malgré tout, le transfert vers Tudor a été perçu comme une arrivée majeure, surtout dans un contexte où l’équipe visait une invitation au Tour de France—qu’elle a finalement obtenue en 2025. L’idée, pour Tudor, et pour Alaphilippe aussi, était claire : retrouver un tournant. Lui parlait de « revenir sur le chemin des victoires ».

En 2025, il y a bien eu des moments prometteurs : des podiums sur le Tour de France, le Tour of Britain ou encore Tre Valli Varesine. Mais il a fallu attendre presque la fin de sa première saison avec Tudor pour voir sa seule victoire arriver, lors du Grand Prix Cycliste de Québec. Cette année, le tableau semble plus compliqué : les podiums se font attendre, et les abandons (DNF) se multiplient, y compris sur La Flèche Wallonne, une course où il avait réussi à se hisser sur le podium lors de cinq de ses huit départs.

En fait, juste avant le Tour de France, quatre de ses cinq courses en tête de file ont été interrompues avant la ligne d’arrivée. Et si Alaphilippe a bien atteint Paris pour ce qui ressemble désormais à son dernier Grand Tour et à sa dernière course, l’histoire ne semblait plus vraiment vouloir poursuivre sur la même trajectoire.

Points à retenir

  • Selon L’Equipe, Alaphilippe ne compterait plus courir cette saison, et mettrait fin à son contrat avec Tudor plus tôt que prévu.
  • Le public retiendra surtout une chose : un coureur capable de rendre les courses intéressantes, même quand la victoire n’arrive pas.
  • Son passage à Tudor a été marqué par quelques temps forts, mais aussi par un manque de constance—podiums rares, abandons plus fréquents.
  • Avant le Tour de France, plusieurs sorties ont tourné court : quand la forme n’est pas au rendez-vous, le corps envoie vite le message.
  • La scène parisienne semble donc être le point final d’un chapitre déjà très complet, avec un palmarès qui pèse lourd.

Au fond, je trouve que la trajectoire d’Alaphilippe résume bien quelque chose : le cyclisme ne pardonne pas la pente, mais il sait aussi révéler des histoires humaines. Si c’est réellement la fin, alors elle mérite d’être discutée—pas seulement en statistiques, mais en ce que l’athlète a apporté au spectacle et à l’énergie des jours de course. Et, en tant que journaliste, je veux aussi rappeler ceci : derrière chaque “dernière course”, il y a un système, des choix, et une réalité sportive qui finit toujours par rattraper les ambitions.


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