4ème étape : Jeudi 19 février. Fujairah (10:00) – Fujairah (14:00), 182 km
LesNews
Le cycliste italien Jonathan Milan a triomphé lors de la quatrième étape du UAE Tour, offrant un final palpitant dans les rues de Fujairah. Ce puissant coureur de l’équipe Lidl a confirmé son statut de grand favori, s’appuyant sur le travail de son équipe pour l’emporter dans un sprint massif, qui a tenu le public en haleine jusqu’à ses derniers mètres. Au finish, il a dû s’incliner contre le britannique Ethan Vernon de l’équipe NSN et son propre frère Matteo Milan, membre de l’équipe Groupama, ajoutant une touche familiale à ce podium.
La journée de 182 kilomètres a présenté un profil trompeur, avec un terrain sans côtes notables mais truffé de petites difficultés. Après quelques tentatives de fuite avortées, une échappée de niveau s’est constituée, incluant Tobias Steinhauser, Stefan De Bod, Lorenzo Milesi, Patrick Gamper et James Knox. Le peloton a gardé un œil vigilant, conservant un écart d’environ deux minutes grâce au contrôle exercé par l’équipe Lidl, bien consciente du danger que représentaient ces aventuriers. À l’approche des derniers kilomètres, des équipes comme NSN, Soudal et Bahrain ont intensifié leurs efforts pour éviter que la course ne se joue au sprint.
Les derniers kilomètres ont été marqués par une accident inattendu : Fabio Jakobsen, Ethan Hayter, Daan Hoole et Robbe Ghys sont tombés, avec un impact sérieux pour le belge du team Decathlon, contraint d’abandonner sur civière, probablement avec une fracture de la clavicule. L’échappée, elle, a résisté vaillamment jusqu’à la banner du dernier kilomètre avec un petit avantage de dix secondes. Cependant, le rush final du peloton a eu raison de leur audace juste au-dessus de la ligne, permettant au colosse italien de s’imposer.
PROCHAINE ÉTAPE
5ème : Vendredi 20 février. Parc Dubai Al Mamzar (10:30) – Université Hamdan Bin Mohammed (14:00), 166 km
Points à retenir
- La stratégie des équipes a été primordiale dans ce sprint final, sans un bon choix, le podium aurait été tout autre.
- On peut noter que les coureurs belges ont encore du chemin à parcourir pour toucher le graal, le podium s’étant refusé à eux aujourd’hui.
- Et que dire des formats de courses de 182 km sans grande difficulté ? On les adore, mais le suspense est parfois un peu… en dent de scie.
- Les états d’âme des coureurs sont souvent sous-estimés; ces chutes stressent tout un peloton, gare à la prochaine course !
- Les retransmissions en direct permettent aux fans de vivre l’intensité des événements en temps réel, mais le charme du terrain fait souvent défaut.
En tant que journaliste, je ne peux m’empêcher de me demander : À quel point les coureurs sont-ils préparés à des déboires de ce genre ? N’est-ce pas le reflet d’un sport de plus en plus dangereux ? Une discussion ouverte semble plus que nécessaire sur la sécurité dans le cyclisme professionnel, somme toute, ce qui est en jeu dépasse bien souvent une simple victoire.