Tadej Pogacar récupère après sa lourde chute sur la Vuelta. Il s’exprime sur l’évolution de sa rééducation.
La star du cyclisme Tadej Pogacar poursuit sa progression après sa chute sur la Vuelta.
« Je vais mieux chaque jour. Je remets le vélo et je profite des belles journées d’automne en Slovénie »,
a déclaré le double champion du monde sur route, connecté en vidéo pour la présentation du Super-Rad-WM 2031 à Trente.
Mais, pour l’instant, un retour à la compétition n’est pas encore à l’ordre du jour.
Les prochaines échéances de Pogacar—d’abord les championnats d’Europe en cours dans son pays,
puis le Tour de Lombardie le 12 octobre—arrivent trop tôt, même pour lui.
Pogacar : chute spectaculaire et récupération en cours
Pogacar s’est crashé lors de la 8e étape de la Vuelta. Il a alors subi une fracture de la clavicule gauche,
une fracture des vertèbres cervicales ainsi qu’une commotion cérébrale.
Il a donc dû déclarer forfait pour le championnat du monde sur route, prévu à Montréal (Canada).
Pour le moment, place à des sorties d’entraînement avec sa partenaire et collègue Urska Zigart,
au lieu de prendre le départ de courses.
« On fait presque tous les jours des sorties ensemble, à vélo. Mais, bien sûr, on a des plans d’entraînement différents », explique Pogacar.
La dynamique est en tout cas bien rodée : « Ces derniers jours, elle m’a clairement distancé dans les montées… et aussi dans les descentes.
Donc maintenant, je suis son rythme. »
Points à retenir
- Le Slovène indique progresser au quotidien, avec une reprise encadrée du vélo.
- Les retours en course visés (championnats d’Europe, Tour de Lombardie) ne sont pas encore réalistes.
- Après sa chute : clavicule, vertèbres cervicales et commotion—autant dire que la récupération demande du temps.
- En attendant, l’entraînement se fait en duo : quand tu suis le rythme de quelqu’un qui ne te ménage pas, c’est… formateur.
À ce stade, je trouve surtout rassurant de voir Pogacar adopter une approche pragmatique : d’abord guérir, puis revenir.
Dans un sport où tout va vite, choisir la patience ressemble presque à une stratégie sportive à part entière—et pas seulement à une pause.
Je suis partisan de cette méthode, et je pense qu’elle devrait inspirer plus largement : la santé d’abord, le calendrier ensuite. Et de notre côté, chez Lesnews, on continuera de suivre ça de près—sans dramatiser, mais sans lâcher non plus.