jeu. Juil 2nd, 2026
Tour de France 2026 : le guide complet des équipes, équipe par équipe

Alpecin-Premier Tech

La formation néerlandaise a deux atouts bien identifiés : Jasper Philipsen, pour viser ses victoires d’étapes (et pourquoi pas confirmer son maillot à pois de 2023), et Mathieu van der Poel, pour “faire du VDP” comme on dit dans le peloton : attaques fulgurantes, relances tranchantes et sens affûté pour repérer les ouvertures. Philipsen vient de s’imposer dans le Tour de Belgique. Son co-leader, lui, n’a plus gagné depuis mars, mais il a pesé au printemps dans les Classiques. Après une pause, il a également tenu Pogacar de près lors du contre-la-montre du Tour de Suisse. Au passage, il a écopé d’une amende pour s’être présenté torse nu sur le “hot seat” du maillot distinctif : peu de monde passe autant de temps à faire parler de lui juste en s’asseyant… mais disons que le charisme compense.

Équipe : Ramses Debruyne, Silvan Dillier, Tim Marsman, Jasper Philipsen, Edward Planckaert, Mathieu van der Poel, Jonas Rickaert, Emiel Verstrynge.

Leader : Mathieu van der Poel.

Bahrain Victorious

Huit victoires cette saison, ça peut sembler peu. Et surtout, l’équipe a perdu Pello Bilbao, cloué à l’écart par la maladie. Malgré tout, Bahrain a tenu le Giro d’Italia neuf jours avec Alfonso Eulalio, et a ajouté des succès d’étapes via Alec Segaert. Lenny Martinez s’est aussi imposé sur une étape de Paris-Nice. Le grimpeur “compact” progresse clairement, mais il faudra aussi voir si Antonio Tiberi retrouve le niveau qui l’avait mené à une 5e place sur le Giro en 2024. Damiano Caruso, absent du Tour depuis 2022, arrive néanmoins avec suffisamment d’expérience pour porter les fins de course sur la dernière grande période de sa carrière.

Équipe : Phil Bauhaus, Damiano Caruso, Kamil Gradek, Lenny Martinez, Vlad van Mechelen, Matej Mohoric, Robert Stannard, Antonio Tiberi.

Leader : Lenny Martinez.

Caja Rural

Les nouveaux venus ont une histoire longue et, récemment, des signes encourageants au Tour Auvergne-Rhône-Alpes avec José Félix Parra (9e). De plus, Joel Nicolau a pris l’argent la semaine dernière aux championnats nationaux espagnols, après que l’équipe a placé cinq coureurs dans l’échappée victorieuse. Objectif : se mêler aux attaques chaque jour. Et en Plan B, l’espoir repose aussi sur Fernando Gaviria : à 31 ans, un miracle sur une arrivée massive reste la meilleure option… et c’est souvent là que la course les surprend.

Équipe : Abel Balderstone, Sebastian Berwick, Fernando Gaviria, Alex Molenaar, Joel Nicolau, Stefano Oldani, Jakub Otruba, José Félix Parra.

Leader : Fernando Gaviria.

Cofidis

Près de 30 ans de partenariat pour l’équipe du crédit téléphonique… mais une saison 2025 compliquée les a envoyés en division inférieure, et le début de Tour ne fait pas vraiment décoller l’ensemble. Le profil de plusieurs coureurs s’accompagne de “mais” récurrents : Milan Frétin est rapide, sans être le plus rapide ; Benjamin Thomas donne tout, mais manque encore de puissance pour le niveau d’en haut ; Ion Izagirre a déjà gagné deux étapes sur le Tour, mais arrive sur le temps où la marge se réduit. Il arrive toutefois qu’un coureur “bouscule la tendance” : Alex Aranburu, ou Izagirre (vainqueur en avril du GP Miguel Induráin), sont les paris les plus logiques.

Équipe : Piet Allegaert, Alex Aranburu, Jenthe Biermans, Milan Frétin, Ion Izagirre, Alex Kirsch, Hugo Page, Benjamin Thomas.

Leader : Alex Aranburu.

Decathlon-CMA CGM

Après le remaniement de 2025, Decathlon continue en misant fort. Le pari : placer le jeune prodige Paul Seixas “dans le grand bain” à seulement 19 ans. Ses résultats et son style peuvent justifier l’audace, mais il a aussi subi une grosse chute sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes il y a trois semaines. On va voir si l’adage “bonne santé, bon niveau” (et “tant qu’on te met au feu, tu brûles peut-être moins que prévu”) tient la route. En complément, le sprinteur Olav Kooij obtient des opportunités, guidé par Cees Bol, ancien pilote de Mark Cavendish. Kooij a retrouvé du rythme après une opération au genou : une étape pourrait aussi lui permettre de respirer un peu.

Équipe : Tiesj Benoot, Cees Bol, Daan Hoole, Olav Kooij, Aurélien Paret-Peintre, Nicolas Prodhomme, Matthew Riccitello, Paul Seixas.

Leader : Paul Seixas.

EF Education-EasyPost

L’équipe américaine reste souvent “dans le milieu du classement”, mais sait frapper au bon moment. Un exemple : une victoire d’étape et du temps dans le maillot de leader au Tour Auvergne-Rhône-Alpes via Alex Baudin en juin. Si Ben Healy (qui connaît un passage par la case blessures et maladie cette année) et Richard Carapaz sont en condition, les objectifs réalistes deviennent les victoires d’étapes, une place sur le podium et le maillot de meilleur grimpeur. Carapaz, lui, a récemment été le meilleur “être humain” derrière Tadej Pogacar au Tour de Suisse : c’est plutôt un bon signe. Et pour les amateurs d’anecdotes, Georg Steinhauser est le neveu du vainqueur du Tour 1997, Jan “der Kaiser” Ullrich.

Équipe : Kasper Asgreen, Alex Baudin, Richard Carapaz, Ben Healy, Sean Quinn, Georg Steinhauser, Michael Valgren, Max Walker.

Leader : Richard Carapaz.

Groupama-FDJ United

Une année plutôt maigre : seulement une victoire WorldTour, une étape au Tour de Suisse pour Romain Grégoire. Les absences et contretemps pèsent aussi : David Gaudu rate encore le Tour, Guillaume Martin apporte peu au rôle de chef de groupe. La victoire de Grégoire aux championnats nationaux français arrive au bon moment, mais FDJ mise beaucoup sur le duo de jeunes coureurs — Grégoire et Ewen Costiou — et espère les porter jusqu’au Tour. Disons que si ça accroche, il faudra gérer les regards… et surtout regarder comment la foule locale apprécie Paul Seixas.

Équipe : Clément Berthet, Clément Braz Alfonso, Ewen Costiou, Lorenzo Germani, Romain Grégoire, Quentin Pacher, Clément Russo.

Leader : Romain Grégoire.

Jayco-Alula

Les Australiens visent des victoires d’étapes. Sur la forme récente, ce n’est pas gagné : aucune des sept victoires de l’année n’a été acquise au niveau WorldTour. Mais Ben O’Connor a souvent une étape de montagne dans ses bagages lors des Grands Tours, et le retour de Michael Matthews après une chute d’entraînement très dure apporte une solution sur les journées plus accidentées. À 35 ans, il gagne moins régulièrement, et il n’a pas remporté le maillot vert du Tour depuis longtemps… cependant, l’équipe pourrait aussi trouver son joker ailleurs : Mauro Schmid a signé un printemps très solide, avec quatre victoires et une série de places proches.

Équipe : Pascal Ackermann, Luke Durbridge, Felix Engelhardt, Michael Matthews, Kelland O’Brien, Ben O’Connor, Luke Plapp, Mauro Schmid.

Leader : Ben O’Connor.

Lidl-Trek

Une saison allemande compliquée, en comparaison avec les plus grosses équipes. Mais il y a eu au moins sept titres nationaux la semaine dernière. Côté management, changement notable : Luca Guercilena n’est plus là, et Grischa Niermann rejoint l’équipe après le Tour. Reste que les résultats suivent parfois une logique brutale : Mads Pedersen, le leader sprinteur, a été victime d’une chute sévère en février, ce qui a pesé sur toute la construction. Lidl-Trek prépare plusieurs terrains : Pedersen, Juan Ayuso ou Derek Gee-West pour le général (top 10), Quinn Simmons et Mattias Skjelmose pour les étapes vallonnées. Et si ça ne prend pas, les critiques viseront surtout les ajustements réalisés en cours de saison.

Équipe : Juan Ayuso, Derek Gee-West, Mads Pedersen, Quinn Simmons, Mattias Skjelmose, Toms Skuijns, Mathias Vacek, Carlos Verona.

Leader : Mads Pedersen.

Lotto-Intermarché

Pour leur 40e Tour, l’équipe belge attire l’œil : Arnaud De Lie, parfois brillant, Baptiste Veistroffer, habitué à l’échappée, et Liam Slock qui a récemment fait parler en tombant juste en franchissant la ligne… avant d’être vainqueur du GP Gippingen (oui, le sport adore les images). Tout repose en partie sur De Lie : il a 24 ans, une capacité à gagner énorme, mais depuis la maladie de Lyme en 2024, la régularité manque. S’il retrouve la vitesse, le reste suivra. Et l’histoire récente — notamment sa sortie du Giro à cause d’une affection, possiblement liée à l’environnement — illustre surtout une malchance tenace.

Équipe : Huub Artz, Jenno Berckmoes, Lars Craps, Lennert van Eetveldt, Arnaud de Lie, Liam Slock, Baptiste Veistroffer, Georg Zimmerman.

Leader : Arnaud de Lie.

Movistar

Avec Telefonica qui cherche à mettre fin plus tôt au contrat ou à trouver un co-sponsor, l’ambiance pèse sur la plus ancienne équipe encore présente au Tour (depuis 1983). Le gros coup de frein : Ivan Romeo, meilleur de Movistar cette saison, manque le Tour pour cause de maladie. Cian Uitdebroeks avait pourtant bien lancé son Tour Auvergne-Rhône-Alpes, mais n’a encore jamais terminé un Grand Tour à 23 ans. Pablo Castrillo a remporté récemment le championnat d’Espagne du contre-la-montre, tandis que Raúl García Pierna sait se glisser dans les échappées. On est loin, en tout cas, des jours héroïques du “trident” mené par Alejandro Valverde.

Équipe : Pablo Castrillo, Jefferson Cepeda, Raúl García Pierna, Michael Hessman, Nelson Oliveira, Javier Romo, Einer Rubio, Cian Uitdebroeks.

Leader : Cian Uitdebroeks.

NSN

Huit coureurs, une mission claire : une victoire d’étape pour le leader érythréen Biniam Girmay, idéalement plusieurs, et — tant qu’à faire — un retour du maillot vert, comme en 2024. L’équipe regarde aussi la dernière étape de Paris, légèrement remaniée. Anciennement sous d’autres couleurs, NSN a construit un groupe autour de sa nouvelle recrue : un profil polyvalent, capable de gêner les sprinteurs “lourds” dans les journées vallonnées. Lewis Askey vient de gagner l’argent aux championnats nationaux britanniques : s’il se place dans la bonne échappée, il peut briller.

Équipe : Tom van Asbroeck, Lewis Askey, George Bennett, Marco Frigo, Biniam Girmay, Matis Louvel, Krists Neilands, Jake Stewart.

Leader : Biniam Girmay.

Netcompany-Ineos

Nouveau sponsor, nouveau kit orange et gris : ça change, et c’est plutôt logique. Sir Dave Brailsford reprend un rôle de premier plan, aux côtés de Geraint Thomas. Le début de saison a été dynamique : 27 victoires, dont le contre-la-montre par équipes de Paris-Nice, avec Filippo Ganna, Tobias Foss et Josh Tarling aux commandes. De quoi nourrir l’espoir sur le Tour aussi. Par contre, pas de vraie menace au général sans leader Oscar Onley : la forme n’est pas idéale sur certains profils. Pourtant, Godon et Ganna gagnent souvent, donc si le rythme se maintient, Ineos peut bien s’installer dans cette édition.

Équipe : Thymen Arensman, Egan Bernal, Tobias Foss, Filippo Ganna, Dorion Godon, Michal Kwiatkowski, Josh Tarling, Kévin Vauquelin.

Leader : Thymen Arensman.

Picnic-Post NL

Une saison néerlandaise très difficile : l’équipe recule au classement mondial et ne compte qu’une victoire. Dans la plupart des Tours, elle arrive à créer un “petit miracle” — étape et maillot jaune pour Romain Bardet en 2024, 4e au général pour Oscar Onley l’an dernier. Mais sans moyens pour conserver les meilleurs (Onley en est l’exemple), la magie a du mal à se reproduire. Warren Barguil et John Degenkolb vont soutenir les plus jeunes dans les étapes vallonnées et pour les arrivées rapides. Mais vu la configuration, ce Tour risque fort d’être surtout une affaire d’expérience.

Équipe : Warren Barguil, Julius van den Berg, Frits Biesterbos, Pavel Bittner, Frank Van den Broek, John Degenkolb, Robbe Dhondt, Niklas Märkl.

Leader : Pavel Bittner.

Pinarello-Q36.5

Tom Pidcock est le leader, mais la préparation n’a pas été simple : chute au Tour de Catalogne, puis maladie qui l’a empêché de participer au Tour de Suisse. Malgré tout, il totalise quatre victoires cette saison, dont une très belle réussite à Milan-Turin. Le général pourrait être compliqué sans profondeur d’équipe, mais les journées piégeuses restent un terrain de jeu intéressant. Fred Wright, champion britannique récemment couronné, attend aussi une grande victoire : il a été proche deux fois. Et le plan d’ensemble prévoit des opportunités pour toute l’équipe les jours où Pidcock n’est pas en mode “tout ou rien”.

Équipe : Xabier Azparren, Chris Harper, Quinten Hermans, Damien Howson, Xandro Meurisse, Brent van Moer, Tom Pidcock, Fred Wright.

Leader : Tom Pidcock.

Red Bull-Bora Hansgrohe

Nouvelle “super équipe” : 28 victoires cette saison malgré le choix de Remco Evenepoel de s’entraîner plutôt que courir pendant deux mois. Le Belge a commencé la saison fort : sept victoires en 19 jours, puis l’Amstel Gold Classic fin avril. Florian Lipowitz, son co-leader, vient de gagner son premier Tour des coureurs en tant que pro, au Tour de Slovénie : un signal potentiellement important. Avec Jai Hindley et Maxim van Gils pour épauler dans les montagnes, l’équipe pourrait bien créer un peu de bruit. Pas forcément pour “renverser” tout le monde, mais assez pour embêter Pogacar et Vingegaard, notamment si Evenepoel et Lipowitz restent en phase.

Équipe : Matteo Cattaneo, Nico Denz, Mick van Dijke, Remco Evenepoel, Maxim van Gils, Jai Hindley, Florian Lipowitz, Jan Tratnik.

Leader : Remco Evenepoel.

Soudal Quick-Step

Dans ses différentes incarnations, Quick-Step a toujours su tirer le meilleur de ses coureurs, en particulier les sprinteurs. Le plus souvent, l’équipe aligne au moins deux hommes rapides, avec des styles complémentaires (et quelques tensions nerveuses au passage). Tim Merlier est la machine à gagner actuelle, mais il surveille le Français Paul Magnier, lui aussi très dangereux : il était imbattable au Giro… et celui-ci manque l’édition, donc Merlier doit en profiter. Mikel Landa est blessé, donc en Plan B, ça peut être une étape de montagne pour Valentin Paret-Peintre ou une étape plus accidentée pour Dylan van Baarle. L’idée est simple : faire au moins une (ou deux) étapes dans les dix premiers jours grâce à Merlier, puis naviguer vers Paris.

Équipe : Dylan van Baarle, Pascal Eenkhorn, Bert van Lerberghe, Tim Merlier, Valentin Paret-Peintre, Jasper Stuyven, Ilan van Wilder, Louis Vervaeke.

Leader : Tim Merlier.

Tudor

Petit clin d’œil aux montres suisses : calibrée par la silhouette imposante de Fabian Cancellara, l’équipe (ici, en deuxième division) s’est bien installée sur ses débuts au Tour l’an dernier. Cette fois encore, elle n’a pas gagné souvent, mais elle place des coureurs de manière régulière. Le scénario probable : des échappées via Julian Alaphilippe, des sprints disputés par Arvid de Kleijn, une présence dans les ascensions avec Michael Storer, et des apparitions en tout lieu grâce à Matteo Trentin. La pièce mystérieuse, c’est Marc Hirschi : vainqueur d’étape du Tour en 2020, sept victoires correctes en 2024, puis une saison moins visible l’an dernier. À surveiller sur les journées vallonnées.

Équipe : Julian Alaphilippe, Arvid de Kleijn, Marco Haller, Marc Hirschi, Rick Pluimers, Michael Storer, Matteo Trentin, Yannis Voisard.

Leader : Julian Alaphilippe.

TotalEnergies

Au milieu de la canicule, le rythme s’accélère aussi pour l’équipe : TotalEnergies quitte l’univers à la fin de la saison, et la direction cherche désormais des sponsors en urgence. Les coureurs cherchent, eux aussi, des solutions. Il y a même des rumeurs d’une politique laissant moins de place au Tour pour ceux qui changent d’équipe. Pour cette édition, l’équipe compte sur une répétition : une victoire d’étape d’Anthony Turgis (en 2024), un temps fort en montagne, ou le prix de la combativité au quotidien. Et si des miettes tombent de l’assiette de Pogacar, ça fera l’affaire… mais elles seront disputées par au moins cinq équipes.

Équipe : Mathis le Berre, Nicolas Breuillard, Joris Delbove, Alexandre Delettre, Thibaut Guernalec, Jordan Jégat, Antony Turgis, Mattéo Vercher.

Leader : Jordan Jégat.

Visma-Leaseabike

Sans Wout van Aert et Christophe Laporte (blessés), Visma n’a pas exactement la puissance “armada” que l’on associe à ses années de domination face à Pogacar. Mais elle reste redoutable si Jonas Vingegaard retrouve le niveau qui l’avait mené au Giro. L’équipe dispose d’expérience polyvalente avec Victor Campenaerts et Bruno Armirail, utiles notamment au départ avec le contre-la-montre par équipes. Le pari, c’est de demander à Davide Piganzoli de faire Giro et Tour en double à seulement 23 ans : 8e au Giro en soutien de Vingegaard, mais potentiellement fragile sur la fin de course. On pourrait citer Matteo Jorgenson ou Sepp Kuss comme “Plan B”, mais au fond, si Vingegaard vacille, l’histoire devient très compliquée.

Équipe : Edoardo Affini, Bruno Armirail, Victor Campenaerts, Per Strand Hagenes, Matteo Jorgenson, Sepp Kuss, Davide Piganzoli, Jonas Vingegaard.

Leader : Jonas Vingegaard.

UAE Team Emirates

Dans cette sélection, ceux qui veulent croire à la victoire finale doivent regarder la liste des coureurs et se demander comment contrer la plus forte armada du cyclisme. Isaac del Toro a dominé au Tour Auvergne-Rhône-Alps. Brandon McNulty et Adam Yates peuvent aussi mener une équipe dans leur style. Quant au leader, Tadej Pogacar, il a déjà couru 16 jours cette saison et en a gagné 13 : ce taux ferait sourire Eddy Merckx, et quand un leader roule comme ça, les équipiers ont tendance à suivre par imitation. Bref : c’est la bonne vieille inquiétude, version UAE.

Équipe : Felix Großschartner, Brandon McNulty, Tadej Pogacar, Nils Politt, Isaac del Toro, Florian Vermeersch, Tim Wellens, Adam Yates.

Leader : Tadej Pogacar.

Uno X-Mobility

Une équipe scandinave, habituée à jouer les gros coups quand il faut. Présente au Tour depuis ses débuts en 2023, elle s’est installée durablement. Jonas Abrahamsen (vainqueur d’étape en 2025), le spécialiste des Classiques Søren Waerenskjold pour le plat, Magnus Cort (neuf succès sur Grand Tour) pour une dernière touche de vitesse, et Tobias Halland Johannesen pour viser le top 10 (6e l’an dernier). L’histoire récente montre aussi que d’autres peuvent surprendre en échappée, comme Anthon Charmig et Frederik Dversnes récemment sur d’autres courses majeures.

Équipe : Jonas Abrahamsen, Anthon Charmig, Magnus Cort, Anders Halland Johannesen, Tobias Halland Johannesen, Anders Skarseth, Torsten Traen, Søren Waerenskjold.

Leader : Magnus Cort.

XDS Astana

Parfois, l’équipe kazakhe sort une “team rap” tellement mauvaise qu’elle devient presque bonne. L’impression “au hasard” des coureurs donne malgré tout un mélange qui fonctionne. Ils arrivent boostés par deux victoires d’étapes lors d’un Giro réussi. Pour le Tour, comme souvent ces dernières années, les meilleurs sont envoyés en priorité ailleurs : Sergio Higuita et Davide Ballerini sont là pour porter les ambitions, mais le reste du roster semble moins spectaculaire. Anecdote : Nicolas Vinokourov, coureur et moteur de l’histoire, est le fils du champion olympique de 2012 déchu, Alexandr, et a repris la devise “Vino for ever” au pied de la lettre… avec une “dynastie racing” en bonus.

Équipe : Davide Ballerini, Aaron Gate, Sergio Higuita, Max Kanter, Harold Tejada, Mike Teunissen, Simone Velasco, Nicolas Vinokourov.

Leader : Davide Ballerini.

Points à retenir

  • Beaucoup d’équipes misent sur un duo clair : un sprinteur “plan A” et un autre profil pour débloquer les arrivées ou les échappées.
  • Les blessures et les maladies restent le vrai patron du Tour : même un roster solide peut perdre son meilleur levier en quelques jours.
  • Les choix de timing (reprise, double programmation, pause) comptent presque autant que la forme affichée : le peloton adore punir ceux qui ont “sur-voulu” ou “sous-calibré”.
  • Les équipes dites “extérieures” tentent souvent la même stratégie : être tôt dans les coups, accumuler des coups d’éclat, et espérer que le chaos fasse le reste.

Et au fond, c’est ça qui me donne envie de regarder jusqu’au bout : chaque équipe arrive avec sa petite équation, et le Tour se charge de la casser gentiment — ou violemment. Moi, je suis persuadé que la discussion la plus intéressante n’est pas “qui est le plus fort sur le papier”, mais “qui saura être cohérent quand les jambes commencent à hésiter”. Cette saison, je veux du spectacle, oui, mais surtout une course qui laisse une place aux audaces : celles qui prennent des risques, et pas celles qui attendent seulement que tout arrive tout seul. Et comme journaliste, je suis aussi là pour rappeler qu’on ne raconte pas un Tour sans parler des conditions, des choix, et du travail réel derrière les images.


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